Cestan, lue. cit., 2S
Du moins, pouvait-on pratiquer la pleurotomie d'un côlé et se contenter Je traiter l'autre côté par des ponctions : c'est ainsi que Godlee ne fil la pleurotoniie dn second cyi\é qu'alors que le premier était en partie guéri.
Ù'autrcs chirurgiens furent plus audacieux :
non seulement ils diminuèrent le temps qui séparait les deux pleurotomics, mais arrivèrent à les faire dans la même séance.
Fox', dans un cas grave, chez un enfant de douze ans, pratiqua une incision de chaque côté, dans le 9" espace intercostal; or, au moment de la deuxième pleurotomie faite de suite, il ne ae produisit aucun accident. II en fut de mï^me dans d'autres cas analogues, cl toujours les poumons parurent revenir très rapidement dans leur situation : l'opération serait mOme le meilleur procédé pour favoriser la dilatation pulmonaire, d'aprÈs ce que nous apprennent Coupland et fiould.
On a clicrché quelle pouvait ôlre la cause d'un résultat aussi contraire aux idées reçues. Kst-ce que le pneumothorax n'aurait pas, au moment de l'ouverture de la plèvre, une aussi grande tendance à se produire qu'on l'a jusqu'ici enseigné? Nous verrons bientôt, h propos de la chirurç^ie du poumon, qu'il faut en revenir do l'opinion classique et que la plèvre peut entrer en communication avec l'air exlérieur,sansque se produise un affaissement du poumon sur son hile, aussi rapide et aussi grave qu'on l'a dit.