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HISTORIQUE DE LA PONCTION

encore; il se compose {fig. 2) d'une canule présentant une ramure circulaire autour du pavil-

lon; on y iixe un tube fourni par un boyau de chat, do poulet, de lapin, peu importe ; on mouille avec soin la baudruche qui pond, en

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enrobant le pavillon et s'appliquant sur son orifice, dès que le liquide cesse de sortir et que Tair tend à rentrer : c'est une soupape très simple et très bonne.

Il est juste de faire rémarquer que ce procédé avait été exposé par Boyron, élève de Dupuytren, dans sa thèse, en 1814, mais c'est bien à Reybard, qui l'appliqua en 1841, qu'on doit de l'avoir vulgarisé.

FiG. 3. — Trocart de Raciborski.

Raciborski* inventa un procédé qui dérive du précédent, sans avoir sur lui un grand avantage : au lieu d'un boyau de chat, on fixe au pavillon du trocart armé de sa tige, une vessie de porc, et avant de faire la ponction, on la vide d'air, on la mouille et ou la tord (fig. 3). La ponction une fois faite, on abandonne la tige du trocart dans la vessie, qui se remplit du liquide ponctionné.

Nous dirons peu de chose de l'appareil pro-

1. Raciborski. Évacuation des foyers de liquide morbide sans pénétration de Vair. — Soc. de chir. de Paris^ 14 novembre 1849. — Gaz. des hop., Paris, 1849, 3. s., I, 557.

posé par J. Guérin pour la thoracentèt c'est le même, en effet, que celui »^ employé pour les abcès par eon- I^J gestion : même Irocarlplat, mèmp 1 1 pointe en Qamme (A), mfime ca- |M Dule percée de Irons près du bec >' (B); à la canule plate est adjoint un robinet(C); une pompe à double efletcomplète l'appareil. Quelques années plus tard, on devait adresser à ce procédé le curieux reproche de faire le vide dans la plèvre ' .

On aurait tort, du reste, de croire que J. Guérin fut le premier à s'être servi d'une pompe

pour viderla|dèvre; déjà, en 1831,

(fie- 4);

G. Pellelan avait essayé d'en adjoindre une au

pi. Sédillot-Legouest. md. opér.. Paris, ISTO. II, 498.

fi TIIORAGENTÈSE ET DRAINAGE PLEUItAL

trocart. IMus lard, Scbuh créait un procédé dans lequel on se servait aussi d'une seringne spéciale, mais qui élait trop compliqué pour eutrer dans la pratique.

Cependant l'appareil de Reybard restait le plus employé. Barth (fig. S) lui trouva un usage nouveau ; après avoir évacué le liquide de lu plèvre,

Jtarlh soulevait le tube de baudruche verticatemenl, el, le remplissant Je liquide médicamenteux, lui faisait jouer ainsi le rôle d'entonnoir.

Vers la mCme époque, Piorry ' eut l'idée d'ap-

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