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HISTORIQUE DE LA PONCTION

pliquer à la thoracentèse une expérience de physique bien connue, celle du siphon qui, en même temps, empêchera Tentrée de Tair dans la plèvre et provoquera l'aspiration du liquide intra-thoracique. L'arsenal est fort simple (fig. 6) : un trocart à robinet, un tube de caoutchouc de SO centimètres, un vase rempli d'eau; la ponc-

FiG. 6. — Application du siphon à la thoracentèse (Piorry).

tion, une fois faite, et le robinet restant fermé, on fixe une des extrémités du tube à la canule, l'autre plongeant dans le vase rempli d'eau : on ouvre le robinet, et le premier jet de pus amorce le siphon.

suivi d'aéro-pyo-pleurie [épanchement d'air et de pus dans la plèvre)^ et à une nouvelle métkode de thoracotomie ou thoracocenlhese. — Bull, de V Académie de médecine^ Paris, 1864-1865, XXX, 541.

8 THORACENTÈSE ET DIL4INAGE PLEURAL

Piorry se servait du même dispositif pour laver la pltvre : on (élevait le récipient qu'on j

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avait soin de rcmpliv d'eau tr^s pure; le siphon

HISTORIQUE DE LA PONCllON 9

était alors amorcé par l'inspiration même du patient.

Avec Blachez* s'affirme la tendance à n'employer que de fins trocarts, auxquels il applique le tube de baudruche de Reybard. — D'ailleurs, quelques années avant, Damoiseau (1863) avait déjà préconisé l'usage du trocart capillaire avec lequel il utilisait sa térabdelle^ constituant une sorte de pompe aspirante et refoulante.

FiG. 8. — Appareil de Castiaux (de Lille).

Un peu plus tard (1869), le professeur Dieulaloy commença ses recherches sur l'aspiration des liquides des grandes cavités closes; tout d'abord, c'est un caractère d'exploration qu'il donne à ses ponctions ; suivant son expression, il recherche le liquide, « le vide à la main » ; mais

1. Blachez. Du traitement des épanchements pleuraux par la thoracentèse capillaire, — Union médicale^ Paris, 1868, 3. s., VI, 634.

bientôt il modifie son appareil et s'en sert pour vider de graniies cavités, la plèvre entre autres. Il paraît inutile de décrire l'appareil Dieulafoy (fig. 7); tout le monde l'a vu fonctionner, et quelques minutes de maniement en apprennent plus que de longues explications.

Nous en dirons autant de l'appareil du professeur Potain ; mais il est

Fio, 0. — A, appnrnil s; dispositif ilu mèms appi qusluonque.

utile d'en signaler un auti'e, peu connu, et cependant d'un heureux dispositif. C'est celui de

HrSTORlQCE DE LA PONCTION

Kstiatix (de Lille)' ; il se compose (fig. 8) d'u

1 gradti

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! contenant d mes; au goulot du flacon sont placés doux robinets : l'un est inleroiédiaire entre le trocart et un tube de verre plongeant dans le flacon; l'aue communique par un tube de caoutchouc avec

IW pompe aspirante ou avec une pompe foante. Pour évacuer un épanchementpleurétique, on fait le vide dans le flacon, on ponctionne; à la canule du trocart on ajuste le tube de caoutet on ouvre le robinet : le liquide est i par 11! vide relatif du flacon. S'agit-il de

12 THOItACENTBSE ET DRAINAGE PLEURA!

pratiquer une injection intra-pleurale, on ae"i sert de la pompe foulante.

lier a voulu simplifier cet appareil et aeat oencore une si m pi iH cation que le professeur Po- 4ain a su y apporter, en remplaçant les deux fpompes par une seule et le gros flacon d'un litre tpar une bouteille quelconque. L'appareil l'otain Kâst excelleni, s'il s'agit de vider une plèvre; il rdevicDt très discutable, si c'est un lavage qu" »Veut pratiquer, et cela à cause de la difficulté ia stérilisalion',

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