‹ Chirurgie de la plevre et du poumonChapitre 54 sur 99 · XIV. — Chois du phocéué · texte numérisé non relu

XIV. — Chois du phocéué

Chacun des cas précédents correspond, au reste, & une indicalïon chirurgicale particulière. Cherche-t-on à rapprocher la paroi thoracique du poumon? c'est sur le large désossement ou sur les méthodes permettant l'alFaiss^ la paroi qu'il faut compter, Veul-on permettre au poumon de se dilater à nouveau? On y parviendra, soit en intervenant avant que se soit constituée la carapace de fausses membranes, soit en traitant celle-ci, au cas où elle est déjà constituée.

L'opération de H. DelagiSnière et les procédés «nalogucs semblent donc avantageux, surtout pour les cas de pleurésies chroniques, tuberculeuses ou non, qu'on cherche à traiter d'emblée par la thoracotomie. Cette opération permettra de faire la toilette de la plèvre, de la modifier, d'enlever avec des tampons les lambeaux de fausses membranes. Elle permettra encore de nettoyer la cavité purulente jusque dans ses culs-de-sac et de supprimer l'un d'enlre eux. le costo-diaphragmatique, où le pus s'accumule le plus volonliers. La large résection qu'on aura faite en pareil cas, sera moins destinée à donner de l'élasticité h la paroi externe, qu'à permetire k l'opérateur une exploration et un nettoyage faciles do la cavité.

THOnACOi'LASTIE

Supposons maintenant la lésion uq peu plus ancienne : le poumou est non seulement pelotonné sur son hile, mais s'y trouve maintenu par une fausse membrane, dont l'ablation parait possible ; ce serait le cas d'essayer la d(?corlication, qui a donné quelques bons résultats et sur laquelle nous reviendrons.

(Juant à l'opération de Leliévanl-Estlander, elle nous parait devoir êlre réservée aux cas très anciens, dans lesquels on esL en droit de supposer que le poumon a perdu (ouïe chance de retrouver ses fonctions ; la paroi costale se déforme naturellement, tendant à elTacer l'espace mort; on facilitera son affaissement par l'ablation d'un certain nombre do fragments costaux. Peut-être y aura-t-il encore avantage, môme en pareil cas, à traiter directement la plèvre : les procédés de Schede ou de J. Bœckel compléterontl'opéralion.

La méthode de Quénu parait plus particulièrement indiquée dans les cas où l'espace mort est fort étendu, mais peu profond, et oii l'on désire un affaissement du thorax portant sur une large surface.

C'est encore en pareil cas que l'opération do Boiffin trouverait son indication; mais, comme nous l'avons dit, celle-ci n'a pas encore fait ses preuves.

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