I. — Quelques exemples d'interventiok
C'est en 1884, qu'Omboni (de Crémone) ' tenti une intervention de ce genre pour une largf plaie du poumon déterminée par un coup de feuB Une incision de 13 centimètres fui i'aite à la hai^ leur du 3' espace intercostal et permit de dtScoa
1. Benjamin Ans^r. Plaies pinélianles de poitrine. (l'agrégation, Paris, IBSB.
2. Ch. NûlalOQ. Èpanchemenla de snng dans le» pUvr séculifs aux IraTimaliames. Thèse do Pari», 18S0.
3. Omboni (V.)- Ampulaiione pazziale del polmone a per pnfumorrngia ed emolorace progrediente du frrita d'ar lia fiiaco. — Bail. d. Comit. med. cremonese, Cremona, 198 IV, 228-233. — Annali uaiiiersali di medic. et di chii:, Milaoq janvier (885, CCLXXI, 3i-«.
QUELQUES EXEMPLES D'INTEn\'ENT10N
vrir le sommol du poumon qui avait élé blessé; ce sommet fut attiré dans la plaip, lié dans un double nœud de calgut et réséqué; puis on réduisit la ligature et on ferma la plaie; même opération sur un autre point blessé, l'extrémité antéro-externe du lobe inférieur, conligui' au péricarde et au diaphragme. Le malade mourut au bout de septjours, probablement de pyobémie. Comme on le voit, il s'agissait dans ce cas d'une résection, bien plus que d'une suture du poumon.
Delorme' se comporta un peu différemment chez un officier qui s'était porté quatre coups de couteau dans la poitrine; un hémolhorax s'était produit aussitôt; mais ce n'est que trois jours après que Delorme eut l'occasion d'intervenir. II pratiqua un large volet thoracique, mil à nu les plaies du poumon qu'il sutura à la soie. Le malade mourut un quart d'heure après l'opération.
Michaux' fut assez heureux pour obtenir une guérison chez un jeune homme qui s'était tiré un coup de revolver h deux travers de doigt en dehors du mamelon ; dix-huit heures après l'accident, l'état d'anémie était tel qu'on se décida à intervenir ; on tailla un grand lambeau cutané en U et on réséqua 10 centimètres des 7° et 8° côtes. La paroi Ihoraco-pleurale étant alors incisée comme les téguments, par l'ouverture ainsi faite s'échappe du sang et de l'air qu'on évacue, et
1. Delorme. ContnbuCion â la ehiriirute de poitrine; in Congr. de cliir., Paris, 1893, proc.-verb., 422. — Semaine médicale, PariB, 1893, ISO.
2. Michaux. De l'inlerveii-lio» chifufi/icale immé'liale dans les plaida de poitrine pai' balle de revohei'; in Congr. de Cliif.» Paris, 22 octobre 1895 ( Proc.-verb. ï, 89-9i.
TEBniEB Pl IlBïHDND, — Cbir. clo Is pWvrp, tu
fiVESTIONS POUR PLAIES Dl" POVMON
-int en dehors le bord antérieur du lol^ ^nr, on voit le sang sourdre au-desst
.icuie, vers le point où les branches ' iires inférieures pénètrent dansle poumon ou e sortent. Jugeant alors qu'il ne serait pas prudei de placerune pince hémostatique sur cepoint,dai la crainte d'oblitérer un gros vaisseau, MichaiS se contenta de conduire jusqu'à la plaie pulm naire une mèche de gaze iodoformée; pul referma la plaie après avoir drainé la plèvre. guérison fut complète.
Celte observation est d'autant plus intér^ santé qu'il s'agit d'une plaie vasculaire du I " pulmonaire. " Les hémorragies venant des v:
seaux du bile ne donnent pas lieu aux accide qu'on liaile ; elles entraînent rapidement mort. "Telle csl la règle qu'avait énoncée Cli.T" latou et que l'observation de Michaux i infirmer.
Voilà trois cas pour lesquels on a agi directq ment sur la plaie du poumon, mais par d cédés différents.
Omboni a fait une résection pulra Delorme une suture, Michaux une coniprcssldâ par lamponnement.
C'est ce dernier procédé que suivit Quéald nuprès d'un malade qui, ayant reçu un coup C couteau dans le 7° ou 8' espacé intercostal gauchi â deux travers de doigt de l'angle inférif l'omoplate, fut pris, dès le lendemain, d'act
\. Qu'nu. De l'inleromlian chirurgicale dans lei plai\ poumoa. — BuU. et mim. Soe. de Chif.. Paris, 6 noTefBl| 1895, 63 i.
QUtLQUES EXEMPLES D'INTERVENTION
S graves indiquant im vasio épanchemcnt de dans la plèvre. Une ponction permit d reliferBÛO grammes du sang: l'épanché nient se reproduisit rapidement; la température se maintint à 39 degrés.
On débride alors la plaie llioracique, on ré- ,' sèque une côte, on incise la plèvre, qui contenait « trois quarts de litre do liquide sanglant. Le poumon s'est rétracté vers la colonne vertébrale, dans toute sa portion sus-jacente à la plaie intercostale ; mais immédialcment au-dessous, il adbère à la paroi thoracique ; on sent qu'il est là recouvert de caillots. Oii pratique le tamponnement de la cavité pleurale avec de la gaze iodoformée, qui n'est retirée que huit jours aprî^s.
La fièvre ne reparut plus dès l'opération : le auintempnt ne se reproduisit que dans de faibles proportions et le malade guérit.
C'est encore au tamponnement qu'eurent recours Guidone' et Habart'. Les heureux résultats de ce procédé ne doivent pas d'ailleurs être considérés comme dus seulement à la compression directe exercée par le tampon de gaze. Il faut tenir grand compte du pneumothorax chirurgicaleraenl produit, qui, en amenant la rétraclion du poumon, peut suffire à arrtier l'hémorragie. . .
Quoi qu'il L'n soit du procédé opératoire pré-
1. Guidone. 1^ cvi-a chiriirgica Uetle pneumoi-rag-îe traumaliche. — Bifhrma med., Napoli, )896, 11, 458-46*.
2. M. Habarl. Troa cm de chirurgie patmonaire. — Société ' Jes médticinB de Vienne, 11 etlS nov. 1B9S. — Semaine méd.,'
' ., 1898, XVIH, 488,
112 INTEIIVENTIOXS HOIK PLAIES DU l'OUHON
férable, l'iniprveulion directe paraît devoir pre lire, dans Tavenîr, une place de plus en pta importante.