ACCIDENTS COMMANDANT L'INTERVENTION
sanguin n'entre par conséquent pas en communication avec les bronches, paraissent avoir moins de chance d'infection. C^est là un rapprochement qui peut présenter un certain intérêt, tant au point de vue du pronostic qu'à celui du traitement.
Car le traitement des accidents infectieux de rhématome peut se diviser lui-même en deux variétés : traitement de Tépanchenient infecté et traitement préventif.
1° Trailement de rhématome infecté, — Une fois Tépanchement sanguin contaminé, devenu purulent, l'indication est de le traiter comme une pleurésie purulente.
Mais il est certains cas où il est difficile dédire si Tépanchement est déjà contaminé ou ne l'est pas. On ne doit pas oublier, en effet, que l'élévation de température peut être due à l'hémorragie, sans qu'il y ait contamination du foyer*. La température n'a pas, il est vrai, les mêmes caractères, mais il suffit qu'on puisse avoir quelques doutes, pour ne pas hésiter à faire une ponction, à retirer un peu de sang qu'on examine au microscope et qu'on cultive.
Si l'examen est positif, on évacue l'épanchement sanguin par une large ouverture et on prévient des accidents plus gr£.ves par un large drainage *.
1. Suite de la Discussion sui* les modifications de la température en cas d'hémorragies internes intra-séreuses. — Bulletin et Mémoire Soc. de chir.^ Paris, 4 décembre 1895, XXXI, 725.
2. Lejars. Contribution à l'étude de Vintervention large dans
«ÏNTIO.NS l'OL'R PLAIES DU POCMOX
/menl pour prévenir l'infeciion de ilcural. — Quaot au traitement pié' lui aussi, une grande importance, et l'on étonner qu'il ne tienne aucune place dans avaux récents, /indication de ce traitement peut se présenter dans deux conditions différentes. Supposons d'abord le cas d'un épanchement sanguin localisé, qui s'est constitué à la suite d'une plaie pénétrante, épanchement qui no présente aucun caractère inflammatoire; doit-on pour cela le laisser et attendre qu'il se résorbe, ou bien doit-on, à partir du moment où l'on n'a plus à craindre une nouvelle hémorragie pulmonaire, évacuer le foyer pleural? Beaucoup de chirurgiens ne veulent pas qu'on touche à l'épanchement; il nous sgmble toutefois inutile, même dangereux, d'abandonner à lui-môme un foyer qui, tout en étant encore aseptique, peut dans l'avenir, s'infecter et suppurer. Aussi croyonsnous prudent d'évacuer ce foyer, en se contentant, du reste, d'une simple ponction, si le sang n'est pas coagulé.
Mais il est peut-être des circonstances où la crainte de linfection pourra déterminer une intervention plus énergique et plus précoce. Tel est le cas oîi le malade présente d'abondantes bémoptysies, en même temps que la plèvre se remplit d'air et de sang ; par ce fait que l'hématome communique avec les bronches, on doit
on doit ^J