CHIRURGIE DU LARYNX, UE LA TRACHÉE ET DU CORPS THYROÏDE. 2T
i veinent, même dans la glande, car celle couder la trachée. Tuur luxer chaque
les lèvres de la plaie. Il faut luier chaque lobe s
les cas où on pourrait énuelûer d'un seul coup
manœuvre Irop brusque risque
lobe, le doigt le contourne et
va le saisir au milieu de la
hauteur de son bord externe
(Jaboulay), loin des cornes
supérieure ou inférieure où
l'on déchirerait des veines.
S'il y a une lobe plongeant rclrosternal, c'est par lui qu'il faut commencer la luxation ; les deux index s'enfonceront sur les bords droit et gauche de ce lobe, l'accrocheront et l'amèneront dans ta plaie ; ils ne doivent pas quitter les bords latéraux et aller vers la face postérieure du lobe où ils déchireraient des veines, ni entre sa face antérieure et le Sternum, ce qui comprimerait la trachée et augmenterait l'asphyuii; (Jaboulay).
Paiitemcnl. — Un glisse des bandelettes de gaze tout autour des lobes luxés dans la rigole qui les sépare des lèvres de la plaie et on pause à plat avec une bonne couche d'ouate, a cause du suintement consécutif toujours abondant.
La cicatrisation cutanée demande semaines à ii mois.
On peut rapprocher de l'esothyropexie, In dislocation du goitre (Wôlflor) qui s'adresse aux cas où un lobe comprimant la trachée ne peut être eulevé (par ex. quand le lobe du coté opposé a déjà été supprimé) ; l'opération consisie à mettre à découvert le lobe compresseur, à le luxer et à le fixer par suture en un point où il ne soit plus gênant ; la plaie est fermée par-dessus la tumeur ainsi déplacée.
Fij. HS. — Exotliyropexle (d'après Bérardj,
Ligature des artères thyroïdiennes.
a] Artère thyroïdienne aupérieure. — On la découvre et on la lie au moment où elle aborde la corne supérieure du lobe latéral de la glande et c'est celte corne qui sert de repère pour la trouver. On emploie une incision parallèle à la grande corne de l'os hyoïde et située au niveau de cet os quand le lobe hypertrophié remonte haut, au niveau du bord supérieur du cartilage thyroïde quand le goitre est moins développé. Dés qu'on a divisé les plans superficiels, on reconnaît au doigt le lobe latéral et l'artère qui bat à son angle supérieur.
6) Artère thyroïdienne inférieure. — L'hypertrophie de la glande rend toujours celle ligature diflicile; le lieu d'élection est immédiatement en dedans du point où l'artère thyroïdienne croise la carotide primitive ; les repères principaux sont te paquet vasculo-nerveux carotidien, le bord interne du scalène antérieur et le tubercule de Chas«aignac (8° vert.- cervi-
cale) qui est à un travers de doigt au-dessus de l'artère cherchée (Farabeuf).
Incision verticale de 8 à 10 centimètres le long du bord antérieur du sterne-mastoïdien (comme pour lier la carotide primitive) ; ce muscle e:*t réel i né en dehors, puis on incise les aponévroses cervicales superficielle et moyenne (mobiliser ou couper le tendon intermédiaire de l'omo -hyoïdien), on récline en dedans les muscles sous-hyoïdiens. On arrive ainsi vers le lobe latéral qu'il faut rejeter en dedans ; pour y parvenir, il est souvent nécessaire de couper, entre deux ligatures, une veine thyroïdienne moyenne. En même temps un écarteur attire en dehors le paquet vasculo-nerveux carotidien dans sa gaine. Immédiatement en dedans de lui et en dehors du corps thyroïde, on va profondément sentir le rachis et le tubercule de Chassaignac : l'artère thyroïdienne bat sur le plan osseux. Il faut se donner du jour et tâcher de voir les cordons nerveux (sympathique, récurrent) qui croisent l'artère. Placer le fil au ras de la carotide, loin de la glande et par conséquent du récurrent.