‹ Chirurgie des enfantsChapitre 119 sur 222 · RÉSUMÉ APHORISTIQUE · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ APHORISTIQUE

vez, l'enfant dans la position qu'il occupait lors de la première introduction.

La canule externe devra être enlevée dans deux circonstances : si la respiration est régulière et silencieuse, on enlève la canule pour essayer la tolérance de l'enfant, pour éviter L'inflammation consécutive de la trachée et laisser reposer la plaie; si la respiration est anxieuse ou bruyante, alors même que la canule est nettoyée et qu'on ne peut obtenir de toux expulsive, l'enlèvement de la canule aura un effet excitant très marqué et permettra l'issue des fausses membranes, qu'on pourra, au besoin, aider par l'écartement des bords de la plaie au moyen du dilatateur.

XX. — Toutes les fois que vous aurez à réintroduire la canule, ayez soin que l'enfant soit solidement maintenu, la tète droite et dans une extension modérée, de façon que les lèvres de la plaie restent parallèles dans toute leur épaisseur et que vous en aperceviez le fond. Employez toujours le procédé du demi-tour de maître, qui vous évitera toute espèce de tâtonnements et le décollement des différents plans que vous traverserez.

XXI. — Tenir la plaie très propre, oindre ses bords de cold-cream ou de cérat, la cautériser s'il s'y montre des fausses membranes, ou plus tard si elle offre des bourgeons exubérants, c'est écarter autant qu'on le peut les complications de ce côté.

XXII. — 11 faut arriver progressivement à. la suppression de la canule. Dans les cas les plus favorables, cette supprespeut avoir lieu le cinquième et même quelquefois le troisième jour. L'état de la respiration, quand l'enfant en est privé, est le meilleur signe qui permette de juger de l'opportunité de cette mesure. Une expectoration peu abondante, l'absence de toux, sont aussi ik<, conditions favorables. Quand on supprime la canule, on observe quelquefois des

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troubles de la respiration et des accès de toux. On y portera facilement remède en obturant complètement, à l'aide d'une épaisse cravate, l'orifice de la plaie trachéale.

XXIJI. — L'opéré doit toujours être veillé avec le plus grand soin. La garde ne doit s'écarter sous aucun prétexte quand la canule sera enlevée, et elle doit se tenir prête à solliciter la toux si la respiration s'embarrasse ou s'il arrivait des accès de suffocation.

XXIV. — Il ne faut pas chercher à provoquer le sommeil tant que la toux est fréquente et l'expectoration abondante. Lorsque ces symptômes s'amendent, si l'enfant dort difficilement, faites lui prendre le soir 10 ou 15 grammes de sirop de codéine dans la boisson qu'il préfère.

XXV. — Une fois que la canule est définitivement enlevée, la plaie sera considérée comme une plaie simple. Proscrivez complètement le diachylon, qui a l'inconvénient d'irriter la peau, surtout chez les enfants. La plaie se ferme généralement très vite et la cicatrice qui persiste est peu étendue, à peine visible au bout de quelques années.

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