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CORPS ÉTRANGERS DANS LES CAVITÉS NATURELLES CHEZ LES ENFANTS

Corps étrangers dans le nez : — Refoulement d'avant en arrière. Expulsion

d'arrière en avant.

Corps étrangers de l'oreille : — Hors du conduit ou dans le conduit. Méthodes

d'expulsion et d'extraction.

Corps étrangers de Fœsopkage : — Refoulement et extraction. Corps étrangers de l'estomac et de l'intestin : — Extrêmement rares. Corps étrangers des voies respiratoires : — Trachéotomie et thyrotomie. Corps étrangers de l'urèthre et de la vessie : — Aberrations du sens géné-

sique spéciales aux enfants.

Messieurs,

Ce n'est point des corps étrangers articulaires que j'ai l'intention de vous parler aujourd'hui; mais bien des corps étrangers que l'imprudence ou la malice des enfants les expose à s'introduire dans diverses cavités naturelles. La fréquence de ce cas clinique est extrême; il ne se passe certes pas de mois sans que nous n'en observions un exemple à notre consultation ; et comme le plus souvent une intervention immédiate est nécessaire, j'ai pensé qu'il ne serait pas sans intérêt d'étudier avec vous la conduite k tenir en pareille occurrence.

Les plus fréquents sont, sans contredit, les corps étrangers introduits dans le nez. Ce sont, le plus souvent, de petits cailloux, parfois des haricots, que les enfants s'amusent ;i pousser doucement dans leur narine. A un momeotdonné le corps étranger glisse, et la prise manque pour le retenir. La peut' saisi! L'enfant qui, instinctivement, introduit un

doigt dans sa narine et refoule, par cela même, le corps étranger. La peur d'être grondé l'empêche presque toujours de faire part à sa famille de cet incident. Une inflammation de la pituitaire se déclare, un jetage s'établit, l'enfant rend du muco-pus et si cet écoulement n'avait lieu que par une seule narine, on serait tenté de croire à une rhinite ulcéreuse, à un ozène. L'orifice de la narine se boursoufle, les parents s'inquiètent, questionnent l'enfant, finissent par apprendre la vérité et conduisent alors le délinquant au chirurgien. Lorsqu'on vient à écarter avec soin l'orifice de la narine correspondante au mal, on n'aperçoit le plus souvent qu'une muqueuse rouge, excoriée ; dans quelques cas cependant, on aperçoit, tout à fait en haut et en arrière, un segment du corps étranger, dont il est alors facile de déterminer la nature. La question est de savoir s'il est mobile ou si l'inflammation que sa présence a déterminél'a, pour ainsi dire, enchatonné, cequi est heureusement rare. Cette exploration se fait, facilement et sans le moindre danger, à l'aide d'une sonde de femme, dont le bout arrondi ne peut excorier la muqueuse et dont le volume, assez considérable pour obturer une grande partie de la narine, permet de refouler le corps étranger sans qu'il y ait possibilité de glisser à côté. C'est, en effet, le résultat le plus heureux que l'on puisse obtenir. Le corps étranger, ainsi refoulé, passe dans la partie postérieure des fosses nasales, et de là, dans le pharynx où il est dégluti. On m'objectera que, dans cette manœuvre, le corps étranger peut se tromper de route et tomber dans les voies aériennes. La chose est théoriquement possible; je ne sache pas cependant qu'il y en ait un seul exemple de cité et j'affirme que, pour ma part, j'ai maintes fois pratiqué cette opération avec la plus entière confiance.

Dans le cas où le corps étranger ne cède pas à cette pression d'avant en arrière, il est nécessaire d'employer les

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