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ANÀTOMŒ ET PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUES

polio encore Gosselin, réversion simple do la muqueuse rectale.

Unie à la couche musculaire par une couche de tissu cellulaire extrêmement lâche, la muqueuse rectale franchit, dans ce cas, l'anus on un point de sa circonférence ou sur toul le parcours. Comme la doublure d'un habit mûr qui vient faire saillie on arrière du drap, elle forme, au niveau du sphincter externe qui la serre, une série de plis rayonnes analogue k une collerette. Ce bourrelet extérieur de 2 à 2 centim. 1/2 chez l'adulte, de 3 à 4 centimètres chez l'enfant, dont, comme l'a fait remarquer Giraldès (1), le tissu cellulaire à ce niveau est beaucoup plus lâche que celui de l'adulte, a cette particularité à noter, c'est qu'il se continue sans ligne de démarcation, sans former de sillon, avec la peau de la marge de l'anus. C'est du moins ainsi qu'on le décrit ordinairement, quoiqu'il y ait, sur ce point, des réserves à faire.

II n'y a, d'ailleurs, aucun danger de confondre un léger sillon, s'il s'en trouvait un à ce niveau, avec le sillon, profond de plusieurs centimètres, dont je vais vous parler tout à l'heure, et qui se rencontre dans une autre circonstance.

J'arrive maintenant à la chute du rectum proprement dite. C'est un déplacement progressif qui, d'après Cruveilhier (2), commence souvent par la muqueuse seule, puis, de zone en zone, attire à l'extérieur toutes les tuniques de l'intestin. Cette affection se présente souvent sous la forme d'un véritable cylindre de 7 à 9 centimètres, qui se continue a sa base, soit directement, soit par un petit pli très discret de quelques millimètres avec la peau de la marge de l'anus.

(1) V. Giraldès. Leçons cliniques sur les maladies chirurgicales des enfants, p. 789.

(2) V. CftuvEiuiiER. Traité d'anatomie pathologique, liv. XXV.

Je vous dis d'avance que cette forme de prolapsus est toujours accompagnée d'invagination.

L'orifice de la tumeur, à son sommet, constitue une espèce de cratère arrondi ou en forme de fer à cheval, disposition que Curling attribue à l'effet produit par la traction du mésorectum en arrière. Ses parois sont très épaisses, elles sont constituées de la façon suivante : supposez que sur un des petits malades affectés de prolapsus rectal, non borné à la muqueuse, je fasse une coupe (j'entends une coupe idéale), de la tumeur, à sa base, et que j'isole les différentes couches, je trouve d'abord une tunique muqueuse, puis une tunique musculeuse ; au-dessus d'elle, une couche de tissu cellulaire très lâche, toujours infiltrée et habitée par des veines nombreuses et dilatées. Si je vais plus loin, comme la tumeur rappelle les deux faces d'un bonnet de coton, au moment où, prêt à servir de couvrechef, il présente sa face externe à la fois à l'extérieur et à l'intérieur, je retrouve une tunique musculeuse et enfin une tunique muqueuse. Vous voyez donc que cinq couches différentes entrent dans la constitution de la tumeur.

Quand la chute a dépassé cinq ou six centimètres de hauteur, elle contient toujours un prolongement du cul-de-sac péritonéal vésico-rectal chez l'homme, recto-vaginal chez la femme. Ce point d'anatomie, établi par Cruveilhier, et qui pourtant a été contesté, a, comme vous le comprenez, une importance énorme, au point de vue de l'intervention chirurgicale. C'est, en effet, dans ce cul-de-sac que l'on peut rencontrer des hernies de diverses natures, formées aux dépens de l'intestin grêle, de l'ovaire, etc., et signalées par Uhde sous le nom d'hédrocèles.

Voilà ce que j'avais à vous dire au sujet de l'anatomie pathologique de la chute vraie du rectum.

Je dois maintenant vous expliquer comment se produit

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