FISTULES A L?A>'US CHEZ LES ENFANTS
quotidiennement introduites, bien au fond de la plaie, pour que la cicatrisation se fasse du fond vers la superficie. Le bistouri suffit le plus souvent et Ton n'a que rarement recours au syringotome ; l'appareil instrumental de cette opération est donc en général très simple. Si vous la pratiquez, je vous recommanderai de ne pas employer la sonde de trousse, en acier rigide, mais une sonde enfer doux capable de prendre et de garder toutes les inflexions.
Pourquoi faut-il que cette simplicité de méthode et d'outillage, si séduisante, perde un peu de son prestige par la considération des accidents qui viennent trop souvent en troubler l'application? Sans parler de l'hémorrhagie qui est rare, de la rétention d'urine qui n'est que passagère, je mentionnerai la péritonite, Pérysipèle et l'infection purulente. Si la première de ces complications est tout à fait exceptionnelle, il n'en est pas de même des deux autres, et malgré l'optimisme des chirurgiens les mieux autorisés, malgré les progrès réalisés par la méthode antiseptique, je ne crains pas de dire que l'érysipèle et l'infection purulente sont la pierre d'achoppement de la méthode de l'incision pour la cure de la fistule à l'anus.
Les autres reproches qu'on a faits à cette méthode, celui d'exposer à des récidives (qu'on peut toujours empêcher en dirigeant la cicatrisation de manière que le fond soit réuni avant la surface), et celui d'amener l'incontinence des matières fécales (danger propre à toute opération des fistules sus-sphinctériennes et inconvénient toujours temporaire), ne me semblent pas avoir une importance égale.
Je me sers depuis longtemps d'un procédé qui m'a toujours donné les meilleurs résultats, je veux parler de l'opération de la fistule anale à l'aide du constricteur. Avant d'avoir vu Maisonneuve pratiquer cette opération, j'avais vu souvent Chassaignac opérer la fistule à l'anus par l'écraseur