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PROCÉDÉS DIVERS DE CIRCONCISION

plaie résultant de cette section, il introduit, entre le prépuce el le gland, les ongles de ses deux pouces qu'il conserve très longs dans ce but, déchire, par divulsion, la muqueuse, en l'abat les lambeaux, les saupoudre de poussière de corail el applique sur le tout un petit pansement composé de bandelettes huilées. Laguérison serait, en général, obtenue au bout de huit jours.

Les Arabes procèdent autrement. L'opérateur place une ficelle sur le prépuce en avant du gland et opère une forte constriction. La ficelle est ensuite passée à travers un disque de bois, l'opérateur tire avec force jusqu'à ce qu'il ait fait saillir, par l'orifice de ce disque perforé, la partie ligaturée du prépuce. Il coupe alors, au-dessus de la ficelle, soit à l'aide d'un couteau, soit avec un rasoir, ménageant ainsi forcément le gland, protégé par le disque de bois. Cette préoccupation bien naturelle de préserver le gland se retrouve encore dans le procédé arabe qui diffère quelque peu du précédent. Une ficelle fortement serrée est appliquée sur le prépuce en avant du gland. Une autre ligature, aussi serrée que la première, est appliquée à quelques millimètres de celle-ci et l'opérateur sectionne entre les deux. Ici point de précautions relatives à la muqueuse, et le procédé arabe a la prétention de couper à la même hauteur les deux éléments, muqueux et cutané, du prépuce. Il serait intéressant de voir si les résultats obtenus par eux sont aussi satisfaisants que ceux que nous sommes à môme de constater tous les jours chez les Israélites.

Dans son remarquable ouvrage, Ernest Godard décrit un procédé de circoncision usité en Egypte, qui indique déjà une certaine éducation et surtout un certain instinct chirurgical. Le patient étant assis sur son lit et légèrement renversé en arrière, le chirurgien découvre le gland en portant le prépuce en arrière, applique la pointe d'un stylet d'ivoire sur

la partie moyenne et supérieure de la base du gland et ramène le prépuce en avant, en laissant le stylet en place. Cela fait, il place obliquement, derrière le prépuce, tendu par un stylet, un petit compas de fer, assez fortement serré, et tranche, au moyen d'un rasoir, tout ce qui se trouve en avant de cet instrument.

Ce procédé, tout ingénieux qu'il puisse être, ne saurait convenir à la plus part des cas qui nécessitent la circoncision, puisque, d'après Godard, le premier temps de l'opération consiste à découvrir le gland, et que ce premier temps est le plus souvent impraticable dans le phimosis.

Le procédé qui a été vanté par certains chirurgiens, mais surtout par les médecins qui s'occupent de temps à autre de chirurgie, est l'incision simple pratiquée à la face dorsale du prépuce (représentée par notre figure 95). Pour la pratiquer, rien de plus simple : ou bien l'on emploie le bistouri, ou l'on se sert de ciseaux. Dans le premier cas, on se sert d'un bistouri à lame étroite et assez longue. La pointe est masquée à l'aide d'une petite boulette de cire, qui permet au chirurgien de glisser à plat sa lame jusqu'à la rainure balano-préputiale. Quand on ne peut aller plus avant, on redresse le bistouri la lame en l'air, puis faisant basculer la lame, de façon à mettre la pointe en haut et, en même temps, tenant solidement le prépuce tendu, pour qu'il offre plus de résistance, on oblige la pointe du bistouri à traverser, d'abord la boulette de cire, puis la muqueuse et la peau. Cela fait, on divise, en sciant, la face dorsale du

Figure 95. — Opération du phimosis par V incision dorsale

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