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CIRCONCISION. COMPLICATIONS ET ACCIDENTS

donl les inconvénients, aujourd'hui heureusement tournés, m'avaient d'abord beaucoup frappé.

Le premier des accidents bénins de la circoncision, pratiquée comme je vous ai enseigné à le faire, est la réunion lente de la plaie, qui se montre assez souvent chez les enfants lymphatiques ou strumeux. Le lavage avec une forte si iliiliondc permanganate de potasse, la poudre d'iodoforme, triomphent facilement de cette atonie.

Il arrive parfois aussi qu'après l'opération l'enfant n'urine pas ; j'en ai vu rester trente-six heures dans cet état. Y a-t-il là une action de sympathie analogue à la dysurie consécutive à l'ablation des hémorrhoïdes? Y a-t-il au contraire, chez l'enfant, une crainte excessive de provoquer de nouvelles douleurs par le moindre mouvement, et, par suite, une abstention systématique? Je ne saurais le dire. Ce que je puis affirmer, c'est que je n'ai jamais eu besoin de pratiquer le cathétérisme et que cette dysurie a cédé à l'emploi des bains de siège, des lotions tièdes fréquemment répétées, et parfois à l'introduction, dans le méat urinaire, d'un petit pinceau chargé d'huile ou de glycérine.

Le phlegmon est beaucoup plus à craindre et les conséquences en sont souvent désastreuses. Il survient presque toujours à la suite de mouvements désordonnés dans le lit et des frottements exagérés qui en résultent. C'est ainsi qu'un enfant opéré par nous, il y a quatre ans, se livra, une fois rentré chez lui, à une telle fureur, que, par un singulier mouvement, il arrivait à se donner des coups de talon dans les bourses et sur sa plaie ; un phlegmon diffus se manifesta, et malgré les incisions, multiples et profondes, que je pratiquai, le malade succomba. Il n'en fut pas de môme, heureusement, d'un petit malade que j'avais opéré par l'incision dorsale simple, et qui fut pris d'accidents analogues, lesquels cédèrent heureusement à un traitement énergique.

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Sans être, à proprement parler, une complication opératoire, la tendance à la récidive est une des sérieuses difficultés de l'opération du phimosis par la circoncision. J'ai exposé plus haut que, dans certains cas, notamment quand on avait affaire à du tissu modulaire résultant d'une première intervention, il était à peu près impossible de remédier à cet accident, si ce n'est par une nouvelle opération, beaucoup plus radicale que la première. Il n'en est pas, heureusement, toujours ainsi, et je suis, en général, parvenu à triompher de cette tendance fâcheuse qu'a le rudiment du prépuce à recouvrir de nouveau le gland, en le portant tous les jours en arrière du gland et le maintenant ainsi plusieurs heures en place à l'aide de quelques applications de coton cardé. Je me suis même bien trouvé, dans un cas, de collodionner le coton ainsi appliqué, de façon à exercer une traction constante en arrière. Je recommanderais même ce procédé, d'une manière plus générale, s'il n'était pas si douloureux dans son application. On pourra, pour obvier au même accident, dans le cas où il se produirait avec une intensité plus grande, avoir recours à la pince dilatatrice de Nélaton qui, en divulsant l'orifice préputial, force le gland à se découvrir.

Il ne faut pas trop s'effrayer d'un accident, encore assez fréquent, à la suite de la circoncision pratiquée par l'incision oblique de la peau et la section dorsale de la muqueuse, mais que j'ai surtout remarqué à la suite des rares opérations que j'ai pratiquées à l'aide du constricteur, ou de l'écraseur linéaire, et dans une certaine mesure, après toute opération, je veux parler d'un œdème circulaire périphérique, d'abord modéré le premier jour, mais prenant les jours suivants des proportions telles, que la verge prend absolument l'aspect du paraphimosis. Rien n'y manque en effet. L'œdème énorme en forme de jabot, immédiatement au-

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