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EXAMEN DE LA VULVE. PARTICULARITÉS DANS L'ENFANCE

l'aspect général des parties sexuelles présente, chez la petite fille, un caractère tout spécial.

Alors que chez la femme même vierge, dont notre fig. 96 représente les organes vulvaires, le système génital domine, le système urinaire tient, chez l'enfant, la plus grande place. Aussi, chez la petite fille, voit-on la vulve largement ouverte en haut, de façon à permettre d'apercevoir le clitoris, les petites lèvres et l'urèthre ; elle est fermée au contraire en bas, et c'est seulement quand on attire en bas la commissure vulvaire, que l'on peut voir l'hymen, le bord libre de cette membrane et l'entrée du vagin.

Gela est si vrai que dans le cathétérisme,on croit toujours que la sonde a pénétré dans le vagin, alors qu'elle est entrée dans l'urèthre ; on sait que le contraire arrive souvent chez la femme.

Si l'on ajoute à cela que l'orifice vaginal est presque complètement fermé par l'hymen, recouvert encore par la limite inférieure de la vulve, qui forme une bride plus ou moins saillante au devant du vagin, on constate derrière cette bride un cul-de-sac assez profond (canal vulvaire) qui la sépare de l'hymen.

Si donc on a soin de ne point tirer sur la commissure de la vulve, mais de tout laisser en place, on voit de haut en bas le clitoris et son capuchon, les petites lèvres, l'orifice externe du canal de l'urèthre, la commissure inférieure de la vulve, le tout borné par les grandes lèvres, et il faut attirer en bas assez fortement la fourchette pour arriver à découvrir l'hymen et l'orifice vaginal.

Ces dispositions anatomiques bien établies, voyons quelle est la nature de l'écoulement qui nous occupe :

Il est constitué par un liquide jaune verdâtre, en général assez épais, de réaction acide, assez abondant pour baigner non seulement les parties sexuelles, mais encore les environs,

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à savoir : le pli génito-crural, la partie supérieure et interne des cuisses, le périnée, l'anus, etc., et se concrétant habituellement sous forme de croûtes jaune grisâtre. Extrêmement virulent et presque caustique, ce liquide détermine, partout où il passe, de l'érythème et même de véritables ulcérations. Différant essentiellement de l'écoulement clair et séreux de la leucorrhée chez la femme, il est constitué par du pus crémeux, comme phlegmoneux, et contientune grande quantité de leucocytes et de cellules épithéliales déprimées.

Cherchons d'où peut provenir cet écoulement et pour cela étudions l'appareil glandulaire de la vulve. Nous trouvons d'abord des glandes sudoripares, au pénil et à la face externe des grandes lèvres.

Les glandes sébacées, assez volumineuses, puisque d'après Martin et Léger elles atteindraient un millimètre de diamètre, sont extrêmement nombreuses et occupent la face interne des grandes lèvres, la face externe des petites lèvres, la fourchette, le prépuce du clitoris. On n'en trouve ni au vestibule, ni au pourtour du méat.

Passons sous silence les follicules mucipares isolés et agminés, décrits par Huguier et qui manquent souvent, si bien queSappey a pu en nier absolument l'existence.

Nous arrivons aux glandes vulvo-vaginales dont tous les follicules, enfermés dans une même enveloppe, aboutissent à deux canaux excréteurs. Notre figure 97 vous met sous les yeux le groupe du côté droit. On les rencontre, d'après la description précise de Huguier, sur les parties latérale et postérieure du vagin, à un centimètre environ au-dessus de la fosse supérieure de l'hymen ou des caroncules myrtiformes, dans l'espace angulaire qui résulte de l'adossement du rectum et du vagin, au-dessous de l'extrémité inférieure du bulbe. D'un volume variable, suivant l'activité sexuelle, elles varient, du volume d'un pois à celui d'une

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