TRAITEMENT. INCISION. DRAINAGE. PONCTION
entre autres chez un confrère âgé de 70 uns. qui redoutai!
par-dessus tout la ponction : un succès com] - venu
couronner notre tentative. C'est donc une méthode de traitement précieuse, qu'il ne faut pas abandonner à la l'avant d'en avoir obtenu tout ce qu'elle peut donner.
L'incision et le drainage paraissaient avoir fait leur temps, quand les progrès dus à la méthode antiseptique et la fiance qu'elle a inspirée ont porte certains chirurgiens à admettre que. dans des cas très difficiles, avec communication probable entre la cavité pérîtonéale et la cavité vaginale, il y aurait moins de danger à faire une incision large, suivie d'uu drainage et d'une application de pansement antiseptique, qu'à affronter les périls d'une ponction suivie de cautérisation ou d'injection iodée. Je serais, pour ma part, disposé à admettre cette probabilité: mais elle ne se chang pas. pour moi. facilement en certitude. Il faudrait que des indications urgentes et indiscutables vinssent me dicter ma conduite, pour me décider à une intervention de cette importance. Or. je dois le dire, je n'ai jamais vu d'indications de ce genre: je n'ai jamais vu de cas au traitement desquels la compresse de chlorhydrate d'ammoniaque, ou la ponction au besoin, ne puissent suffire.
L'opération pour ainsi dire banale de l'hydrocèle consiste dans la ponction à l'aide d'un trocart moyen, suivie de l'injection du liquide irritant. Ce liquide, il y a une trentaine d'années. consistait en vin chaud: depuis Velpeauet Bernet. on lui a substitué la teinture d'iode additionnée d'un tiers d'eau et de quelques grammes d'iodure de potassium.
\ as nous avez vu si souvent pratiquer la ponction que j'ai à peine besoin d'entrer dans les détails de cette opération. Voici cependant comment vous devez procéd
Le malade, pour cette opération, n'a pas besoin d'être chloroformé : si vous avez remarque, au cours de
leçons, avec quelle largeur, d'autres diraient avec quelle prodigalité, j'use du chloroforme, quand la nécessité de l'anesthésie m'est démontrée, vous pouvez me croire quand je vous dis, par rapport à la ponction de l'hydrocèle, qui est courte et presque indolore : ne donnez le chloroforme que si un malade très pusillanime ou son entourage l'exige en quelque sorte de vous.
Le malade étant couché sur le dos, les jambes écartées, le chirurgien doit toujours, au préalable, l'eût-il déjà fait dans son examen antérieur, vérifier, en constatant le siège de la translucidité, la position du testicule. Ce conseil évitera bien des accidents ; celui, entre autres, qui consiste à ponctionner le testicule quand il est surajouté à l'hydrocèle. Je me rappelle, du reste, que, dans un cas semblable, un chirurgien qui opérait sous mes yeux, n'obtenant pas de liquide parce que son trocart était plongé dans l'intérieur de l'organe, ne perdit point, pour cela, la tête, et au lieu de retirer son trocart, compléta la transfixion du testicule ; puis, après l'avoir traversé d'outre en outre, retomba dans la poche, qu'il évacua complètement. Ce qu'on aurait pu difficilement supposer se produisit pourtant : le malade guérit parfaitement et ne se douta jamais de ce qui lui était arrivé.
Au lieu de compter sur une ressource aussi aléatoire, déterminez soigneusement la position du testicule et ponctionnez là où ce testicule ne sera pas.
J'aime beaucoup mieux cette règle opératoire, très sûre et très précise, quoiqu'elle soit sous une forme négative, que les règles plus ou moins applicables à tous les cas qui s'efforcent de déterminer, en général, le point opportun pour la ponction, en haut, en bas, sur les côtés, etc.
La position du testicule étant une fois bien déterminée, le chirurgien devra s'assurer du bon état de son trocart et de