TRAITEMENT. MÉTHODE CONSERVATRICE. RÉSECTIONS
Arrivons maintenant à la seconde question.
Quelle est la proportion relative des guérisons et des iniiiccès ?
La guérison ne peut malheureusement être affirmée d'une nanière absolument définitive. Les récidives peuvent se jrésenter surtout dans certaines formes de tumeurs blanches, et, bien que ces formes n aient pas toujours un caactère aussi tranché qu'on le voudrait, car, comme le fait ustement observer M. Richet, l'ostéosynovite est plus fré- [iiente que la synovite simple, on peut dire que lorsque 'on a affaire à cette dernière, c'est-à-dire à la forme ;apsulaire, on peut espérer beaucoup. Si l'on parvient, ;n effet, à triompher des accidents inflammatoires, l'extenlion se fait facilement et alors, dans le cas où la synodale seule a été intéressée, l'ankylose étant simplement ibreuse et périphérique, il ne restera au malade qu'une roileur articulaire, et des soins consécutifs ultérieurs (douilles, massages, etc.) pourront lui rendre une partie de ses onctions, bien que, suivant moi, on ne soit jamais assez >rudent dans ces tentatives de rétablissement de la motilité.
La tumeur blanche osseuse est certainement plus grave, •n ce sens que sa caractéristique est la déformation de l'aricle et la tendance très prononcée aux déplacements.
La déformation la plus fréquente consiste dans la flexion >lus ou moins étendue, combinée avec l'a bduct ion et la rotaion, ce qui rend pour le genou la marche à peu près imposable. Quant aux su b luxations, elles se diviseraient en luxa- Ions dites traumatiques par M. Panas, qui surviendraient )rusquement à la suite d'un coup ou d'un effort agissant sur me articulation malade, en luxations spontanées se produisant lentement, progressivement et presque à l'insu du maade et du médecin, sous l'influence de la tonicité muscuaire favorisée par une position vicieuse, enfin en -pseudo-
luxations de Malgaigne, cas dans lesquels l'altération des os, des ligaments et des cartilages intéresse principalement la cavité de réception qui se trouve notablement agrandie, mais où l'os, en se déplaçant, continue d'habiter la même loge synoviale.
Dans ces diverses lésions, la rétraction musculaire, que l'on observe si souvent, n'est que secondaire et consécutive à la déformation osseuse; c'est ce qui explique l'insuccès fréquent de la ténotomie dans le cas qui nous occupe. Je crois, cependant, qu'avant d'en venir à l'amputation, la suprême ressource, il faut tenter à tout hasard la ténotomie, puisqu'elle n'offre par elle-même aucun danger.
C'est, en conséquence, dans la forme osseuse avec déformation considérable, que la méthode dite conservatrice donnera le moins de résultats favorables, au point de vue de l'utilité que les malades pourront tirer de leur membre. Aussi, comprenons-nous parfaitement que, dans ces cas, on ait autant hésité à l'employer.
Son plus grand avantage est, nous l'avons dit, la bénignité. Le chiffre de la mortalité est, en effet, nul, en ce qui la concerne (6 cas de mort seulement sur 230 cas, ont été relevés dans les deux hôpitaux d'enfants ; encore étaient-ils dus à des affections intercurrentes). Le chiffre des amputatations n'est guère plus élevé (12 sur 230 et sur ces 12, 9 ont guéri). La résection, au contraire, pratiquée largement en Angleterre, a donné depuis 1869 une proportion de mortalité qui atteint 10 pour 100 en province, 19 pour 100 à Londres et 8 pour 100 environ d'amputations consécutives. Donc, à ne considérer que l'absence de dangers immédiats, l'avantage appartient incontestablement à la méthode française.
Si nous voulons maintenant examiner les résultats consécutifs, le parallèle devient presque impossible et la question