‹ Chirurgie des enfantsChapitre 64 sur 222 · FRACTURES DES MÉTACARPIENS. FRACTURES DES COTES · texte numérisé non relu

FRACTURES DES MÉTACARPIENS. FRACTURES DES COTES

surtout à leur point de vue que les mouvements provoqués sont nécessaires. L'écharpe ne sera indispensable que durant deux ou trois jours après le retrait de l'appareil.

J'ai observé bien rarement les fractures des métacarpiens (fig. 23), si ce n'est dans de véritables écrasements de la main. Le premier de ces os, malgré sa brièveté et sa solidité, est celui qui se fracture le plus souvent ; le déplacement est nul et un bandage roulé en forme de mitaine ou mieux le huit de la main et du poignet suffit parfaitement.

Les côtes présentent chez l'enfant une telle flexibilité que leur fracture est absolument exceptionnelle ; je ne l'ai observée que deux fois chez des apprentis tonneliers, qui avaient été serrés, l'un, entre le mur et un baquet, l'autre, par une pièce de vin qui, mal maintenue, avait roulé à l'improviste et serré le malheureux contre le mur d'une cave. Je perçus facilement la crépitation dans ces deux cas à l'aide du procédé que Ghassaignac appelait l'amplexation et qui m'a réellement souvent été très utile. Il consiste à placer le malade debout devant soi de manière à ce que le côté sain de son thorax vienne s'appuyer sur la poitrine du chirurgien. Les mains de ce dernier, placées à peu près dans les conditions où seraient celles d'un harpiste, faisant résonner les cordes de son instrument, exercent une pression sur le côté du thorax suspect, et comme le plan résistant sur lequel le malade est appuyé ne cède pas, il est facile de déterminer au point malade de la mobilité et delà crépitation. Ces deux phénomènes constatés, on procède à l'application d'un appareil contentif. A ce propos, j'ai substitué, depuis longtemps, à tous les bandages de corps auxquels des bretelles et des sous-cuisses étaient absolument indispensables, la bande de diachylon qui adhère d'elle-même, s'applique avec une merveilleuse exactitude et ne se déplace jamais. Je prépare pour cela une longue bande de spara-

tlrap de 20 centimètres de large et assez longue pour qu'elle puisse faire deux fois le tour de la poitrine du patient. Je fais soulever celui-ci, j'applique le plein de la bande au niveau du rachis, et je viens ensuite croiser et faire coller les deux chefs au-devant de la poitrine. Ce bandage est destiné à rester en place une quinzaine de jours.

Page 1