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DEUXIÈME LEÇON

Plaies contuses. Cataplasmes.

Plaies vives. Pansement à l'alcool; pansement par occlusion de Chassaignac. Retard dans la cicatrisation, emplâtre de Vigo, poudre d'jodoforme; diphthérie des plaies, jus de citron. Nécessité de varier les pansements. Pluies chroniques ou ulcères. Simples, repos, liqueur de Labarraque ; scrofuleux, cautérisations superficielle et profonde.

Pansements modernes : Irrigation continue, pansement ouaté, pansement antiseptique.

De la méthode listérienne en général.

Messieurs ,

Nous allons aujourd'hui traiter l'importante question du pansement des plaies chez les enfants.

Mon intention n'est pas de vous faire la longue énumération des divers modes de pansement qui ont été employés jusqu'ici. Je veux vous exposer quelles sont les diverses espèces de plaies et le mode de pansement propre à chaque espèce.

Je diviserai les plaies en trois catégories, au point de vue du pansement : plaies contuses ; plaies vives, c'est-à-dire récentes et saignantes; plaies chroniques ou ulcères. Les plaies contuses ne réclament qu'un seul moyen de traitement : le cataplasme.

Le cataplasme sera préparé, soit à la farine de graine de lin, soit à la fécule, soit enfin aux herbes émollientes cuites et devra toujours être inclus entre deux linges. Sa température a une certaine importance. J'ai remarqué, en effet, que l'on applique les cataplasmes presque toujours trop chauds et, dans la plupart des cas, le cataplasme tiède,

et même froid, a une véritable action sédative, dans les plaies de tête, par exemple. Son humidité a besoin d'être conservée ; aussi, pour éviter sa dessiccation, est-il prudent de placer par-dessus une feuille de taffetas ciré ou de guttapercha. De cette façon, on n'a besoin de changer le cataplasme que toutes les huit heures, ce qui constitue une économie de temps pour l'infirmier et de douleurs pour le malade. Il est facile de rendre les cataplasmes médicamenteux en les arrosant, suivant les besoins, soit d'eau blanche, soit de vin aromatique, soit de laudanum.

Le cataplasme n'a qu'un inconvénient, c'est son poids et son volume, et par suite la difficulté de l'appliquer à certaines régions et dans certaines conditions. Supposons une plaie contuse du membre inférieur, de la crête du tibia, dans un cas où le malade est obligé de marcher quelque peu. Un cataplasme est presque impossible à fixer clans cette région sur un sujet qui marche ; au premier pas, le pansement glisse sur le cou-de-pied. De même, il est à peu près impossible de maintenir en place un pansement à la partie moyenne de la cuisse chez un individu qui est obligé de marcher.

Pour obvier à cette difficulté, je me suis bien trouvé de l'emploi de cataplasmes connus généralement sous le nom de cataplasmes Hamilton ou Lelièvre, et qui ont, outre l'avantage d'être instantanés, c'est-à-dire mis en état de servir après quelques secondes et sans avoir recours à l'art culinaire, celui d'emprisonner une grande quantité d'eau sous une faible épaisseur des substances très hygrométriques dont ils sont formés. Ils sont aussi très faciles à maintenir chauds ou pour le moins humides, sous la feuille mince de gutta-percha dont ils sont revêtus, dans la forme sous laquelle l'officine nous les présente. J'ai trouvé également le moyen de faire tenir en place ce genre de cataplasmes dans les régions les plus difficiles, à l'aide d'une large

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