ANOMALIES. MALFORMATIONS
fance, par rapport à l'appareil oculaire. Ona noté l'absence
congénitale des deux cavités orbitâires. Dans trois de ces observations, dont deux appartiennent à Sprengel, une fuis on remarquait, au bas du front, une simple fente, recouverte d'un pli cutané; dans un autre cas, les cheveux descendaient jusqu'à la racine du nez et les orbites manquaient absolument.
Figure 37. — Coupe perpendiculaire de L'orbite et du globe oculaire.
Les cas de cyclopie ont présenté les plus grandes variétés, depuis le cas, où, coïncidant avec un arrêt de développement des os propres du nez et de l'cthmoïde, la cyclopie affectait la forme d'un petit orbite, renfermant un très petit œil jusqu'aux faits d'absence absolue de l'œil clans l'orbite, et aux faits, plus remarquables encore, de cyclopie anomale ou incomplète. M. Desmarres a constaté l'influence de l'hérédité sur cette dernière malformation ; il a noté la coexistence, dans certains cas, d'un œil et d'un orbite absolument atrophiés d'un côté, avec un œil et un orbite normaux de l'autre, à des niveaux différents. Les malformations des voies lacrymales n'emportent que rarement l'absence des points et des conduits lacrymaux, à moins qu'il n'y ail.
CDinURGIE DES ENFANTS. lt*
absence totale de l'œil; en revanche, les voies lacrymales sont souvent affectées d'étroitesse congénitale, ce qui cause un épiphorades plus gênants. D'autre part, l'obstruction du canal nasal, à sa partie inférieure, coïncide le plus souvent avec l'étroitesse congénitale des narines.
Les paupières présentent à considérer un intérêt tout spécial. Formées vers la deuxième semaine de la vie intrautérine, elles manquent très rarement et le fait de Morgagni, relatif à une absence congénitale des paupières de l'œil droit, est absolument exceptionnel. En revanche, la division de la paupière ou coloboma n'est point une rareté. Complète ou incomplète (ce qui a un grand intérêt, au point de vue de la mise à découvert du globe oculaire et, par suite, de l'urgence d'une opération), cette division est quelquefois bordée par une double rangée de cils.
L'ankyloblépharon, assez souvent congénital, résulte fréquemment d'une ophthalmie du fœtus. Le symblépharon est, aussi, souvent congénital. Quant à une affection décrite par Desmarres sous le nom d'euryblépharon, il ne l'a jamais observée à l'état congénital ; elle consiste en un élargissement considérable des paupières qui détermine un écoulement constant des larmes qu'elles sont impuissantes à retenir et par suite une disposition toute spéciale aux ophthalmies.
Il suffit de mentionner, ces malformations, assez rares, en somme, mais je veux vous parler du phimosis palpébral qui se présente beaucoup plus fréquemment à l'état normal chez les Chinois, il se trouve également chez les nouveau-nés qui présentent un embonpoint exagéré. Dans quelques cas assez rares, bien que Sichel en ait trouvé six dans une même famille, l'enfant naît avec un repli muqueux qui, partant du grand angle de l'œil, s'avance au devant de la caroncule lacrymale, c'est l'épicanthus. Quant au ptosis, il est parfois congénital; mais jamais héréditaire.