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TRAITEMENT OPÉRATOIRE

Le broiement, fondé sur ce ('ait que le cristallin, réduil en morceaux, peut se résorber, est également peu usité.

Giraldès a conseillé la méthode par extraction à lambeau inférieur. Une seule, dit-il, lui fait concurrence, c'est la méthode linéaire, préférable, d'ailleurs, chez les enfants. Celle dernière consiste à faire une incision de 5 millimètres environ, à aller chercher le cristallin, en déchirant la capsule, puis à le faire sortir au moyen d'une curette de Schufl qui a la forme d'une petite cuiller. Nos figures 40 et 47 montrent les deux temps de cette opération.

Figure 46. — Opération de la cataructe. Extraction linéaire. Ouverture de la capsule. (1er temps.)

Figure 47. — Opération de la cataracte. Extraction du cristallin.

(2e temps.)

Nélaton conseille d'employer la méthode par aspiration, de Laugier. On introduit, par la sclérotique, dans le cristallin une aiguille creuse au moyen de laquelle on peut enlever la partie fluide et entraîner les parties dures dans les régions inférieures de l'œil. Laugier avait imaginé ce procédé dans le but de ménager la cristalloïde antérieure qui. comme on le sait, est presque toujours transparente, et d'éviter ainsi les cataractes secondaires, qui sont causées, le plus souvent, par la blessure de cette membrane.

Enfin la discission devrait être employée, presque à l'exclusion de tout autre procédé, d'après certains auteurs. C'est, en effet, une très bonne opération, qui convient d'autant mieux au traitement des cataractes congénitales, qu'elles sont presque toujours de faible consistance. Elle repose sur cette propriété que possède le cristallin de se dissoudre lorsqu'on le met en contact avec l'humeur aqueuse. On se sert pour pratiquer cette opération de l'aiguille de Bovvman, que l'on introduit très obliquement dans la cornée au milieu de l'espace situé entre sa circonférence et le bord de la pupille, préalablement dilatée. Aussitôt que l'instrument a pénétré dans la chambre antérieure, on le dirige vers la capsule cristalline, que l'on incise.

Cette opération peut donner lieu à un certain nombre d'accidents. Les principaux sont : 1° la blessure de l'iris au moment de l'introduction de l'aiguille; 2° la propulsion en avant de tout le système cristallinien ou seulement de la lentille et sa chute dans la chambre antérieure ; 4° la kératite consécutive, l'iritis; 5° l'inflammation suppurative de la chambre antérieure ; 6° des accidents glaucomateux développés à la suite du gonflement éprouvé parle cristallin, etc. Chacune de ces complications réclame nécessairement un traitement approprié.

Dans les variétés de cataractes dites ponctuées •., polaires -postérieures, il ne faut intervenir que si l'opacité apporte un trouble sérieux à la vision ; dans ce cas, c'est encore à l'iridectomie qu'on aura le plus souvent recours.

Les cataractes régressives, nous l'avons dit, sont le plus souvent compliquées. Il faudra donc s'inspirer des indications que présente chaque cas en particulier.

Pour la variété aride siliqueuse on pourra être obligé de recourir à l'extraction à l'aide de pinces Unes, de serretelies.

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