‹ Chirurgie du canal déférent: Anatomie topographique, OpérationsChapitre 17 sur 46 · OST AVE · texte numérisé non relu

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midal et l'insertion aponévrotique du grand droit. En dehors du ligament de Colles se trouve le tendon conjoint, formé par les réunions des tendons du petit oblique et du transverse ; c’est à ce tendon que l’on s'adresse généralement dans la cure radicale de hernie pour reformer une paroi postérieure déficiente. Enfin la paroi postérieure du trajet inguinal n'est plus formée que par le fascia transversalis, renforcé d’un certain nombre de bandelettes fibreuses ; les unes, à direction verticale, semblent partir de l’arcade crurale, les autres, transversales, prennent le nom de bandelette ilio-pubienne de Thompson au voisinage de cette arcade. Ces différentes formations peuvent être uniformément réparties dans le fascia transversalis où au contraire réparties en deux faisceaux : l’un, le plus interne, est le ligament de Henle, qui paraît n'être que la terminaison sur l’arcade crurale du pilier externe de l’arcade de Douglas, l’autre est le ligament de Hesselbach, sur lequel nous aurons à revenir.

En haut, le déférent est séparé, par les veines du cordon, du bord inférieur des muscles petit oblique et transverse, mais comme ce bord est horizontal alors que le cordon est oblique, ce n’est qu’en un point de la partie moyenne que ces muscles sont exactement supérieurs. En dehors, ils passent en avant du cordon ; en dedans, ils lui deviennent postérieurs pour aller former leur tendon commun ou tendon conjoint.

En bas, nous ne revenons pas sur la gouttière crurale dans laquelle le déférent n'est pas couché, mais au-dessus de laquelle, par l'intermédiaire de la fibreuse et du crémaster,

il est suspendu.

II. — Portion abdomino-pelvienne À. — Segment abdominal. — (Ce segment est limité d’une

part à l’orifice profond du canal inguinal, d'autre part à la ligne innominée à partir de laquelle le déférent plonge dans le bassin.

Nous ne rappelons pas l'absence presque compèlte de description de ce segment dans les classiques, l'insuffisance ou l'inexactitude évidente de certaines figures. Il nous a semblé utile de faire dessiner deux préparations mettant en évidénce : l’une le trajet rétro-inguinal, Pautre le trajet iliaque

du canal.

1° Segment rétro-inguinal.

Le canal déférent apparaît dans l'abdomen à l’anneau inguinal profond (fig. 3) ; cet orifice est de forme variable, généralement situé à 1 centimètre et demi au-dessus de l’arcade crurale ; Charpy écrit même qu'il ne descend jamais à moins de r centimètre de cette arcade ; il correspond, pour les uns, à l’union du tiers moyen et du tiers interne, pour les autres, à la moitié. Nos figures sont faites d’après deux sujets différents, et nous le croyons plus externe. Le bord externe de cet orifice est peu net ; au contraire, le bord interne est dans les cas typiques, arciforme, à concavité ouverte en dehors ; net et tranchant, il se continue avec les bords supérieur et inférieur pour se perdre finalement dans le fascia transversalis. Ce bord est constitué par trois ordres de fibres : les unes horizontales, inférieures surtout dépendent de la bandelette ilio-pubienne de Thompson ; les autres verticales, partant de l’arcade crurale forment le ligament de Hessel-

bach ou ligament interfoveolare de His ; enfin des fibres

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arciformes, unissant ces deux systèmes, donnent à l'anneau sa courbure définitive. Sur les bords de cet anneau s'attache la fibreuse du cordon en continuité avec le fascia transversalis, si bien qu'une sonde, introduite par l'anneau externe, ne peut pénétrer dans l’abdomen et qu'inversement, une sonde, introduite par l’anneau interne, est d'emblée intrafuniculaire.

La direction du déférent, au sortir de cet anneau, est nettement descendante, légèrement. oblique en dedans et en arrière. Le canal se met en rapport : en avant, avec la bandelette ilio-pubienne et la partie du fascia transversalis qui va s’insérer sur la lèvre postérieure de l’arcade crurale ; quoique le canal s'éloigne du fascia transversalis à mesure qu'il descend, on peut dire qu'à ce niveau il fait partie de la paroi antérieure de l'abdomen.

En arrière le déférent est recouvert par le péritoine pariétal qu'il soulève. Pour bien voir le canal, il faut effondrer ou récliner ce péritoine ; le déférent apparaît alors dans une loge triangulaire à la coupe sagittale, due à l’écartement du péritoine et du fascia aponévrotique et doni la prefondeur jusqu'à l’arcade crurale paraît toujours considérable, c’est cette loge que l’on nomme, après Waïdever, espace de Bogros ; les organes qui le traversent sont plongés

dans un tissu celluleux assez lâche.

En dedans, rapport très important avec l'artère épigastrique ; celle-ci se détache de l'iliaque externe presque à l’arcade crurale et remonte oblique en dedans pour gagner la face postérieure de la gaine des droits ; elle décrit d’abord une courbe à concavité supéro-externe et franchit le liga-

ment de Hesselbach. Il est encore écrit que la crosse de

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