‹ Chirurgie du canal déférent: Anatomie topographique, OpérationsChapitre 35 sur 46 · ST · texte numérisé non relu

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« À l’état sain, cette ligature est atrophiante. Elle l’est « aussi dans le cas de tuberculose épididymo-testiculaire. « Si celle-ci n'est pas suppurée, l'atrophie est rapide et un « noyau fibro-glandulaire ou fibro-exglandulaire petit, « mais dur, indolore à la pression, donne au malade l'illu- « sion d'un testicule suffisant. Si la tuberculose est suppu- « rée, le grattage, le curettage, l'exposition à ciel ouvert, « les cautérisations centripètes avec la fine pointe du « thermo-cautère finissent par donner, après une période « prolongée de suppuration, un noyau fibreux qui satisfait « le malade, toujours enchanté d'avoir échappé à la castra- « tion. Si, quand il existe déjà une fistule scrotale, la sup- « puration est prolongée malgré la ligature airophiante, « c'est que, peut-être, l’organe infecté ne se greffe pas

« facilement ».

Technique opératoire (Section totale du cordon spermatique pour tuberculose épididymo-testiculaire), — On pratique une incision inguino-scrotale pour mettre à nu tout le cordon. Puis, sur celui-ci, on place deux fortes ligatures au catgut, la ligature Ia plus haute tout contre l’orifice externe du canal inguinal, le cordon étant légèrement attiré au dehors. Une section totale de tous les éléments du cordon est faite entre les deux ligatures. Les deux bouts sont cautérisés au thermocautère, la peau suturée aux crins, sans drainage.

Les deux ligatures doivent être très rapprochées, car, en descendant assez bas, on risque de détruire des arborisations artérielles utiles à la nutrition post-opératoire du testicule.

Cette opération peut être pratiquée à l’anesthésie locale.

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