‹ Chirurgie du gros intestin, du rectum et de l'anusChapitre 47 sur 53 · SB · texte numérisé non relu

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ALITÉ p. 100

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* FiNET. De la valeur palliative et curative de l'exérèse dans le cancer du rectum. Th. de Parais, 1895.

* Krônlein. Ueber die Resultate der Opération des Mastdarm-Carcinoras. Arch. f. Klin. Chir,, 1900, v. 61, p. 589.

NÉOPLASMES DE LA RÉGION ANO-REGTALE 423

Donc sur 881 opérés 171 sont morts à la suite de l'opération, soit 19,4 p. 100, ce qui est bien près de la proportion de 20 p. 100 que donnait Von Esmarch au Congrès de Copenhague.

Cette statistique comprend la mortalité intégrale, mortalité encore très élevée puisqu'elle atteint presque 1/5 des cas. Les chiffres varient d'ailleurs beaucoup suivant les opérateurs ; l'un (Hochenegg) a 8,6 p. 100, l'autre (Kônig) a 32,5 p. 100. Il en est de même en France et les chiffres varient de 11 p. 100 (18 opérations, 2 morts (Quénu) à 20 p. 100 (20 opérations, 4 morts (Ghaput) *.)

A quoi tiennent ces différences ? A l'habileté du chirurgien, à la technique opératoire ? Oui certes, et nous voyons les résultats d'un même opérateur se modifier peu à peu à mesure qu'il perfectionne sa technique. Kraske fait remarquer que dans les cinq premières années de sa pratique, sur 29 opérations il eut 10 morts, soit 34,5 p. 100, tandis que dans les sept dernières, sur 51 opérations il n*eut que 5 morts, soit 9,8 p. 100, chiffre notablement inférieur.

Mais la mortalité opératoire est fonction de bien d'autres causes.

Etudions donc tout d'abord avec Krônlein les causes de cette mortalité.

Le tableau ci-dessous ne porte que sur 160 morts, car dans 11 cas de Kônig la cause de la mort n'est pas spécifiée.

On voit que l'infection, quelle que soit la façon dont elle se manifeste, cause la mort dans plus de la moitié des cas (51,8 p. 100). Puis viennent les complications cardiaques (collapsus, 20 p. 100), les complications pulmonaires (13,1 p. 100). Le reste, 15 p. 100, comprend les morts survenues à la suite de marasme, cachexie cancéreuse, cystite, pyélite, etc.

Nous avons vu plus haut comment on pouvait, dans une. certaine mesure, éviter ces accidents d'infection. Mais tous les chirurgiens dont nous rapportons les statistiques opèrent suivant les mêmes principes et c'est par d'autres causes qu'il faut chercher à expliquer leurs résultats différents.

Ils tiennent surtout, suivant Krônlein ^, à deux ordres de

* «Chaput. Bull, et mém. de la Soc. de chirurgie, 13 mars 1901, p. 258. - Krônlein. Loc. cit.

causes : l<> à la façon de poser les indications opératoires ; 2"^ à la technique employée.

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