I. - TRAITEMENT DU PANCREAS ANNULAIRE
Jusqu'à présent, à ma connaissance, on n'a pas eu à intervenir dans les cas de paitrrêas aiiuulnire.
En elTet, d'une part, cette alTection très rare n'a pas encore pu ôtre diagnostiquée rliniquemeiit; d'autre part, elle n'a pas été reconnue au cours d'une laparotomie exploratrice pour une maladie de la région.
Par suite, on n'a pas eu à prendre à son sujet une détermination chirurgicale quelconque.
Toutefois, étant donné ce que l'on sait de l'analoniie patliologique de cette all'eclion, on peut très bien concevoir dès aujourd'hui la possibilité d'agir chirurgicalement sur celte anomalie, comme je l'ai indiqué d'ailleurs dans un travail antérieur, en pratiquant soit une résection de la tête du pancréas, soit une gas Iro-eii téi-osloni ie.
«) /(Aii-cliim. — Pour faire disparaître la cause même des accidents, on pourrait certes agir sur la glande elle-même en exécutant une r^S'-cHni) ptirtiello df. In liUe du paticivan, qui permettrait de dégager le duodénum enserré dans l'anneau. La résection devrait surtout porter évidemment sur la portion de l'anneau enserrant le tub e digestif, et amenant des troubles dans la circulation des aliments.
h) G'iilro-enléi-ostoinie. — Mais une autre opération, bien moins grave, serait plutût de mise en l'espèce; c'est la gastro-entéro- Btomie. Elle permettrait, en elTet.de parer à tous les inconvénients de la lésion s'ils existaient, sans avoir à pratiquer la moindre ablation, intervention toujours importante, en raison des adhérences normales, intimes et très vasculaires du pancréas avec le duodénum.
Grflce à cette anastomose qui dérive le contenu stomacal et lui
ouvre un chemin direct vers le jéjunum, sans avoir à traverseï le duodénum, point comprimé par le pancréas annulaire, obtiendrait certainement une cessation complèle de lous les plié nomënes ciintques, en rapport avec le rétrécissement symptonia-l tique; qui plus est, cette dérivation du couraiil alimentaire pour-F rait peut-être arrêter le développement de la tuméfaction de la-l lé te de l'organe.
Si le cholédoque était comprimé, on serait porté à établira une cholécysto, ou une cholédoco-entéroslomie. ou même léM drainage des voies biliaires, comme dans la pancréatite chfo-j^ nique.
Ce nt' sont là. jusqu'à présent, que des idées théoriques; maisi comme la clinique peut mettre demain, au cours d'une laparo-9 tomie, tout chirurgien en présence d'un pancréas annulaire,]" j'ai tenu à rappeler ici de quels moyens il pourrait disposer pour^a combattre avec de notables chances de succès, les accidents déter-| minés par cette alTection.
Je n'ai pas â insister sur le traitement du pancréas i laire de la queue de l'organe. Cette lésion ne réclamerait probablement pas une intervention; celle-ci ne pourrait consister,)^ si l'on devait s'y résoudre, qu'en une pninTénirilumir caudale^ partielle.