‹ Chirurgie du poumon, en particulier dans les cavernes tuberculeuses et laChapitre 14 sur 26 · OBSERVATIONS DE GANGRÈNE PULMONAIRE · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS DE GANGRÈNE PULMONAIRE

traitées chirurgicalement et dans lesquelles le siège eiact de la lésion n'a pu être exactement déterminé

Obs. 5. — Foyer de gangrène diagnostiqué au niveau de la 9 e côte et trouvé, à l'opération, au niveau de la 8*.

Obs. 22. — Ouverture d'une petite caverne dans laquelle vient se vider deux jours après la grande cavité gangreneuse.

Obs. 27. — Caverne diagnostiquée dans le 3 e espace intercostal. Elle siégeait dans le deuxième.

Obs. 35. — Caverne diagnostiquée dans le 9 e espace intercostal. Siégeait exactement dans le 8 e .

Obs. 37. — Incision d'une petite cavité siégeant à la base. La cavité principale siégeant au sommet fut méconnue.

Obs. 38. — Ponctions multiples négatives. Petite cavité ouverte, mais la grande cavité, située au-dessus, fut méconnue.

Obs. Ai . — Une incision est faite dans le poumon jusqu'à 5 cent, de profondeur, sans rencontrer le foyer gangreneux qui s'ouvrit heureusement dans ce trajet 2 jours après.

Obs. 50. — Une première pneumotomie incisa une cavité gangreneuse de la base. Les accidents persistèrent. Une deuxième pneumotomie pratiquée dans le voisinage de la première, en un point où l'on avait diagnostiqué une caverne, fut absolument négative.

Obs. 57. — Ouverture d'une caverne accessoire; à l'autopsie, on trouva une grosse cavité du sommet non ouverte.

J'espère que la merveilleuse découverte de Rœntgen permettra de reculer les limites de notre exploration et de localiser d'une façon mathématique ces cavernes, et cependant la radiographie m'a donné un résultat négatif dans un cas récent. Il est probable que c'est surtout dans la localisation d'un foyer occupant la partie supérieure, moyenne et externe du poumon qu'elle donnera les plus précieux renseignements.

La ponction exploratrice est un moyen plus précis, elle a pu indiquer le siège et la nature de la lésion dans les deux tiers des cas. Lorsque le foyer septique n'est pas ouvert dans les

bronches, elle a permis une analyse histologique et bactériologique du liquide retiré; elle peut donc rendre de grands services. Elle a été pratiquée dans deux circonstances, soit à litre de renseignement alors que rien n'est décidé comme opération, soit comme un des temps de cette opération elle-même, quand, la paroi thoracique incisée, on arrive sur le poumon. Mais ces résultats positifs sont loin de constituer une règle. Les observations montrent qu'elle est rarement mise en défaut dans l'exploration des vastes cavernes; si j'en excepte les observations de Openchowski (obs. 43), Smith (obs. 63 et 58), Mackay (obs. 38), Jayle et Raffray (obs. 28). Il est bien rare dans ces cas que les autres moyens ne soient alors amplement suffisants. Mais elle peut donner un faux renseignement si le pus est très épais ou grumeleux; il faudrait alors augmenter le diamètre de l'aiguille qui ne serait plus inoffensive. Les petites collections peuvent lui échapper, soit que l'aiguille passe à côté (obs. 38, 58, 63), soit qu'elle ne pénètre que dans une petite cavité et non dans le foyer principal, soit enfin qu'elle se coiffe de la paroi de l'abcès sans le perforer. Il semble que par le nombre des ponctions on puisse suppléer à cette insuffisance ; aussi nous voyons la mention « plusieurs ponctions » souvent signalée (obs. 39, 50, 46, 57, 22). Sur 34 observations suffisamment détaillées, nous trouvons :

Ponctions positives 23 \

Ponctions négatives 6 > 34

Ponctions multiples 5 )

Nous n'attachons qu'une importance de second ordre à ce moyen employé à titre diagnostic. Son emploi est plus justifié pendant l'opération même, au moment où l'on aborde le poumon. La ponction permet alors de parfaire le diagnostic et le trocart laissé en place sert de guide à l'instrument tranchant. Si même il était cannelé à la Guersant, comme celui que j'avais appliqué autrefois à l'ouverture des collections rénales, il pourrait devenir un véritable conducteur. Dans un cas d'un

Page 1