RECT
FiG. 85. — Procédé de Sânger, par dédoublement de la cloison. 1, 1, suture joerdue de l'orifice rectal delà fistule. — 2,2, suture vaginale profonde. — 3,3, suture vaginale superficielle. — i, 4, suture rectale de soutien.
B. — Indications opératoires. — D'une manière générale, les fistules recto-vulvaires (1) sont justiciables de la section des parties sousjacentes, suivie de la périnéorrhaphie immédiate. 11 en est de même des fistules recto-vaginales inférieures, d'autant mieux que la plupart de ces fistules succédant à l'accouchement, on aura le plus souvent affaire à un périnée entamé et aminci. Dans les cas où la sangle périnéale est en bon état, il est excessif de sacrifier le périnée, il faut alors recourir à une opération plus économique, le dédoublement du périnée suivi de la suture des orifices, rectal et vaginal.
Aux fistules petites et haut placées conviendront les méthodes de Fritsch et de Le Dentu, et aussi, sommes-nous tentés de dire, le dé-
(1) Les fistules ano-labiales rentrent dans les fistules recto-vulvaires. Le traitement de cellesci leur est donc applicable. On a aussi proposé de les traiter par la ligature élastique (Terrillon, Kelsey, Taylor, etc.). Quelques chirurgiens n'incisent pas le trajet périnéal : une sonde cannelée étant introduite par l'orifice labial pointe au périnée, on pratique là une petite incision, on relève la sonde et on la passe de cet orifice périnéal dans l'orifice rectal. Tout le tissu chargé est sectionné : en un mot, on crée une fistule ano-périnéale (sur laquelle se branche la fistule labiale) et on traite la première comme une simple fistule à l'anus ; la portion labiale se cicatrise spontanément (Taylor, cité par Kelsey).
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FISTULES
doublement du périnée qui peut être porté très haut affectant alors l'aspect d'une périnéotomie transversale (1).
Il est du reste des cas de fistules haut situées avec déchirure périnéale qui opératoirement se rapprochent de la fistule basse. Dans ces cas, on aura soin de mobiliser dans une grande étendue et d'abaisser fortement la paroi antérieure du rectum.
Le choix du procédé opératoire doit résulter de l'étude complète de la fistule, non seulement de son siège, de l'état du périnée, mais encore de l'existence ou de l'absence d'un trajet, de sa longueur, de sa direction.
Ainsi les fistules ano-vaginales dans lesquelles l'orifice anal de la fistule est sous-jacent au sphincter ne méritent guère qu'on sacrifie tout le périnée et une portion de cloison recto-vaginale. Il nous a suffi dans un cas semblable d'aviver l'orifice du côté de l'anus pour que la muqueuse vaginale libérée s'éloigne, en se rétractant, delà muqueuse anale et pour que tout le trajet soit avivé (2).