‹ Chirurgie et Radiothérapie du ThymusChapitre 6 sur 16 · BED · texte numérisé non relu

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thymus plus adhérent qu’à l'ordinaire à la capsule. On enenlève gros comme une noix en trois-.morceaux. Le doigt: introduit ! derrière la clavicule droite sent deux corps du volume du noyau d'une cerise (ganglions). Les suites opératoires sont normales : guérison. bre

Observation XI (inédite). — Fille de 11 mois. Entrée à Bretonneau le 21 janvier 1916. Sortie le 1°" février 1915.

Hypertrophie du thymus. Crises. violentes de tirage. A la radio le thymus volumineux est caractéristique. Opération le 22 janvier 1916. Les deux pôles supérieurs des lobes sont enlevés successivement; aucune hémorragie. Le doigt dans le. thorax sent les pôles inférieurs.

Guérison.

B.— Les interventions pour crises de suffocation sont les plus fréquentes, car elles affolent l’entourage de l'enfant et de ce fait sont très bien acceptées. Il n'en va pas de même pour les cas de dyspnée permanente : là le symptôme n'inquiète pas et les parents refusent l'intervention lorsqu'elle leur est proposée. Cependant on sait que la dyspnée permanente est le terrain propice à la suffocation mortelle et se trouve donc être une indication formelle de thymectomie. D’ailleurs on trouve dans la littérature médicale un certain nombre d'opérations dans des cas de dyspnée continue. En voici le résumé :

Observation I (M. Veau). — Enfant de 3 mois 1/2 présentant depuis sa naissance un léger stridor. Un mois après sa naissance apparaît un peu de tirage sus-sternal qui va en augmentant. Rien à la gorge ni au larynx. Le poids de l'enfant cesse de s’accroître régulièrement et le tirage devient de plus en plus intense.

Les signes physiques dénotent l'existence d’un gros thymus. La thymectomie est pratiquée et 23 grammes de la glande sont retirés.

Guérison : le tirage a complètement disparu et: le stridor s'améliore lentement,

Observation II (1) (dus à l'obligeance du D: Tassin, chi- Turgien de l'Hôtel-Dieu de Beaune). Enfant L..., de Serri- gny, Côte-d'Or. Enfant de r mois déjà vu à sa naissance à l’oc-

casion d’une légère infection de la mère et ne présentant rien d’anormal à ce moment.

Présente une dyspnée permanente avec tirage sus et sous-

sternal intense, stridor et cornage. Le début des accidents remonte à huit jours et la progression s’est faite surtout le dernier jour d’une façon inquiétante.

L'enfant est abattu, en résolution complète. On remarque de suite l'ascension et la descente d’une tumeur cervicale suivant les mouvements respiratoires. Impossible de percuter, d’ausculter, ni de radiographier, car le temps pressait.

Anesthésie réduite au minimum : quelques gouttes de chloroforme et j'incise sur la ligne médiane. Après la séparation des muscles sous-thyroïdien, je tombe sur la tumeur ; une fois la gaine ouverte, un coup de ciseaux courbes énuclée la masse : il reste un tractus fibreux qui est lié.

À l'instant même la dyspnée cesse et l'enfant reprend un aspect normal. Era s

Les suites furent simples et l'enfant supporta parfaitement l'intervention. Il a été revu depuis à plusieurs reprises et il se développe normalement.

Perrucker donne une observation incomplète, mais où l’on voit nettement qu'il s’agit d’un cas semblable aux précédents et dans lequel l'opération fit disparaître le tirage. ;

GC. — Encore à l'instigation de M. Veau, les chirur. giens ont pratiqué à plusieurs reprises la thymectomie dans des cas où seule la suffocation existait, où l’on ne trouve pas de dyspnée dans l'intervalle des crises, dans des cas qui répondent en somme au tableau classique du-spasme de la glotte. La nature de ce spasme de la

1. Cette observation a été déjà publiée dans la Bourgogne médicale du 15 juin 1921. Nous remercions vivement le D’ Tassin de nous Favoir fait pârvenir.

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