HOPITAL SAINTE-EUGÉNIE. — LE DOCTEUR 0. LANNELONGL'E
vaisseaux appartient au plan sclérotical profond et est constituée par le développement exagéré des artères ciliaireslongues(Qg. 567). On ne peut donc agir que sur les vaisseaux superficiels qui sont incisés ou réséqués (excision de Kudiler périphérique à la cornée). C'est à cette dernière opération surtout que s'arrêterait M. 0. Lannelongue, qui saisit la conjonctive épaissie et vasculaire avec de s pinces à griffes et l'enlève avec des ciseaux courbes. On peut espérer que le tissu inodulaire résultant de cette circoncision cornéenne déterminera une compression qui apportera un obstacle salutaire à la circulation pathologique de la cornée. Ce chirurgien est très-réservé sur l'emploi des cautérisations combinées à l'opération précédente, parce qu'elles peuvent aggraver d'une façon très-fâcheuse les altérations cornéennes. Il ferait usage de ces cautérisations plutôt dans les cas de kératite vasculaire sans pannus, c'est-à-dire lorsqu'on a affaire à une circulation qui n'est encore que superficielle. Nous ne signalons également que sous bénéfice d'inventaire les inoculations du pus de l'ophthalmie purulente ou celui du pus blennorrhagique qui ont été préconisées en 18 j2 par F. Jager.
C. PUSTULE MALIGNE DE LA PAUPIÈRE INFÉRIEURE. — Au.tophstie. —
Blépharorrhaphv: .— Cautérisations profondes avec le chlorure de zinc liquide. Attendre que l'élimination de l'escbare ait lieu. Après la cicatrisation, anaplaslie à l'aide d'un lambeau pris sur la surface malaire et la joue, rotation et glissement de ce lambeau. M. 0. Lannelongue pratique, à l'exemple de Denonvilliers, la blépharorrhaphie, suture des paupières, qu'il maintient pendant très-longtemps jusqu'à ce que la plaie soit complètement cicatrisée et même au delà. Nous avons vu dans son service de Bicêtre un jeune berger chez lequel ce procédé a été suivi d'un succès complet.
a. CONSOLIDATION VICIEUSE D'UNE FRACTURE DU FÉMUR. — Rupture
du cal. — Appareil silicate. — Si le cal est encore malléable, M. 0. Lannelongue, après avoir essayé en vain l'immobilisation prolongée, n'hésite pas à avoir recours à la rupture de ce cal suivie de la juxtaposition des fragments et de l'application d'un nouvel appareil inamovible. Cette immobilisation immédiate prévient les accidents inflammatoires qui pourraient résulter de ce traumatisme en même temps qu'elle favorise plus tard la formation du cal. Il préfère comme appareil les tours de bandes silicatées embrassant
Fig. 5(Î8. — Grande gouttière dorso-crurale du DT Hennèquin, pour les lédons du membre inférieur, destinée aux vieillards et aux infirme':.
D, partie dorsale ; G, gouttière crurale pouvant s'adapter des deux côtés avec poulie de réflexion P, située à l'extrémité de ses bandelettes longitudinales ; B, Échancrure correspondant au pli inter-fessier ; S,S,S,S, pitons destinés à recevoir les cordes de suspension; C,E, lacs contre-extenseur (on peut se servir du lacs contre-extenseur bi-latéral) allant se fixer aux viroles 0,0' ; L, large ceinture passant sur l'abdomen.
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également le bassin et recouvrant l'épaisse couche d'ouate qui enveloppe tout le membre.
b. fracture du col. — Repos simple. — Position. — Après avoir essayé dans bien des cas les divers appareils préconisés pour ce genre
Fig. 569. — Petite gouttière crurale du Dr Hennequin, pour les lésions du membre inférieur chez les enfants.
r G, gouttière; DD', bandelettes longitudinales arquées en haut, PP'; B, lacs contre -extenseur; C, chef du lacs extenseur disposé en 8 de chiffre pour le fessier et la jambe; N, muscles artificiels faisant l'extension.
de lésion, M. 0. Lannelongue est arrivé à ne traiter les fractures du col chez les vieillards que par la position et le repos seul. En effet les appareils, loin de favoriser toujours la consolidation, font soufrir les malades en exerçant sur les diverses parties du membre des pressions mal supportées et n'ont aucune prise sur le raccourcissement qui se produit toujours en supposant que la consolidation
Fig. 570. — Réduction de la luxation de l'épaule par le procédé du talon.
puisse s'effectuer. On évite aussi de cette manière la formation des eschares par suite d'une immobilité trop prolongée sur le lit.
M. Hennequin (1) a imaginé pour les lésions du membre inférieur (fracture du col, de la cuisse, de la jambe, coxalgie, tumeur blan-
Fig. 571. — Réduction de la luxation de l'épaule par l'élévation du bras (procédé de Malgaigne1.
Fig. 572. — Réduction de la luxation de l'épaule par le procédé du genou.
che du genou, etc.), deux gouttières auxquelles on peut joindre, si l'on veut, l'extension et la contre-excursion pratiquée comme
(1) Hennequin, Des fractures du fémur et de leur traitement par leur extension continue. Paris, 1877.