‹ Chirurgie journalière des hopitaux de Paris (volume 2)Chapitre 119 sur 147 · AFFECTIONS DE LA VESSIE (FEMME · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DE LA VESSIE (FEMME

fistule vésico-vaginale. — Oblitération par la paroi postérieure de la vessie. — Opération nouvelle proposée par M. Lannelongue dans le cas de destruction complète de toute la paroi antérieure du vagin, du bas-fond et du col de la vessie. Dans le cas signalé par lui (1), la vessie était réduite à ses deux faces pubienne et péritonéale : celle dernière, large, extensible et mobile, était affaissée par l'absence d'urine et le poids des viscères abdominaux, et refoulée dans la fistule qu'elle semblait oblitérer et dans le champ de laquelle on voyait la muqueuse vésicale : c'était la partie la plus reculée de la face péritonéale de la vessie qui venait ainsi combler la fislule. — M. Lannelongue eut l'idée de fixer la paroi vésicale dans cette position : il aviva la muqueuse et le pourtour de la fislule, sur les côtés et en avant, et plaça 11 fils métalliques qui furent retirés huit jours après. La réunion était complète; — ne pouvant emprisonner les urelères dans le cercle de l'avivement, M. Lannelongue conseille de fendre leur paroi vésicale avec la chaîne de l'écraseur.

La malade reste avec une vessie rélrécie, mais assez grande encore pour fonctionner normalement, si le sphincter n'était pas complètement détruit. Il espère que l'urèlhre acquerra assez de contractilité pour retenir les urines.

(1)0. Lannelongue, Bulletin de la Soc. chir., 1873.

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