‹ Chirurgie journalière des hopitaux de Paris (volume 2)Chapitre 53 sur 147 · AMPUTATIONS · texte numérisé non relu

AMPUTATIONS

tière crurale: d'un bracelet ad, bouclé au-dessus du genou el dont les élastiques se fixent également aux boutons des deux attelles.

3° La contre-extension se pratique au moyen de diverses pressions exercées: 1° sur la tubérosité de l'ischion par un coussin en croissant I; 2° sur la fosse iliaque .externe par une seconde pelote ovalaire G; 3° sur la branche horizontale du pubis par un coussin H en forme de boudin.

Gomme le dit M. Hennequin lui-même, l'ensemble de ce mécanisme forme une sorte de collier qui embrasse la racine du membre en s'appuyantsur l'os des îles.

Le nombre des fractures du corps du fémur traitées chez les adultes par l'appareil de M. Hennequin dans les divers hôpitaux est, d'après ce que l'auteur nous a dit lui-même, de quarante dont la moitié provient du service de M. Desormeaux. Dans vingt cas il n'y aurait pas eu de raccourcissement et dans les autres le raccourcissement n'aurait pas dépassé en moyenne 1 à 2 centimètres et demi. C'est déjà là un assez beau résultat, mais ce qui est encore bien plus surprenant, c'est que, dans quatre cas, non-seulement il n'y a pas eu de raccourcissement, mais le fémur s'est trouvé allongé. Ainsi, d'après les notes que M. Hennequin m'a remises, dans trois fractures il y eut un demi-centimètre, et 2 centimètres d'allongement; chez une quatrième malade qui avait eu 3 centimètres de raccourcissement après une première fracture traitée par l'appareil de Scultet, et qui présenta une deuxième fracture du fémur pour laquelle on employa l'appareil Hennequin, il ne resta Fig. IGO. — Gouttière de gutta-percha quel centimètre et demi de rac- pour le traitement des fractures de ?hu-

. „. , mérus (appareil de Desormeaux).

courcissement, profit = 1 centimètre et demi. Un cinquième malade eut successivement trois fractures du fémur: après la première (appareil de Scultet), 6 centimètres et demi de raccourcissement ; après la deuxième (appareil

Gillette. — Chirurgie journ. 17

plâtré), toujours 6 centimètres et demi ; après la troisième (appareil Hennequin), 1 centimètre et demi de raccourcissement; donc allongement de 5 centimètres. Yoilà de beaux résultats nous engageant certainement à avoir recours à cet appareil qui, sans conteste, se supporte bien mieux que tout autre.

c. fracture du col de l'd:umérus. — Gouttière de gutta-percha. —

Fig. 161. — Appareil de gutta-percha de Desormeaux pour le traitement des fractures de l'humérus. (Appareil appliqué.)

Dans le cas de fracture du col humerai simple-, M. A. Desormeaux fait usage d'un appareil, simple et très-commode dans son application , constitué par une longue gouttière de gutta-percha dont MM. Gaujot et Spillmann donnent une description complète dans leur arsenal. L'unedes ligures (fig. 160) reproduit la gouttière moulée et taillée suivant la manière de faire ordinaire, l'autre figure représente l'appareil appliqué sur le membre autour duquel il forme une gaîne complète (fig. 161).

Cette gouttière présente au-dessus du moignon de l'épaule un prolongement, une espèce de patte qui emboîte toute la région

scapulaire et claviculaire, afin de trouver là un appui solide. En bas, elle embrasse le coude et la moitié supérieure de l'avantbras maintenu dans la flexion à angle droit. Cette disposition a pour effet d'assurer l'immobilité entière de tout le membre et la contention des fragments qui ne sauraient éprouver aucun déplacement, lorsque l'appareil est convenablement appliqué après une réduction et une coaptation exacte. — Cette gouttière constitue un moyen de contention solide, léger et facile à maintenir ; elle s'applique et s'adapte exactement à la configuration de la région, et elle nous paraît être extrêmement avantageuse pour le membre supérieur.

a. bec-de-lièvre. — Conservation du tubercule incisif. — Ce chirurgien pense, contrairement à ce qui est adopté par plusieurs autres, que l'excision partielle ou totale de l'os intermaxillaire n'est pas toujours un temps indispensable dans l'opération du bec-delièvre compliqué. Ce n'est que dans les cas exceptionnels, c'està-dire dans ceux où la saillie antérieure, constituée par le tubercule incisif, est extrêmement considérable, qu'on est obligé d'avoir recours à cette résection pour pouvoir mettre en contact les bords de divers lambeaux. Il pense même que, dans la plupart des exemples, la réunion de ces bords suffit, au bout d'un certain temps, à repousser cette saillie osseuse et à la remettre en place. En tout cas il n'emploierait que l'excision partielle.

b. hernie étranglée. — Purgatif. — Opium après la kélotomie. — Depuis de longues années, ce chirurgien a obtenu de très-bons effets, après l'opération de la hernie étranglée, de l'administration de Y opium qui a pour but d'immobiliser les intestins pendant quelque temps; mais il est bon, cependant, au bout de deux jours, de provoquer une ou deux selles à l'aide d'un purgatif léger. Dans chaque cas, en particulier, il est indispensable de déterminer les indications propres à ces deux méthodes.

anévrysme. — Dangers de la compression digitale. — Ce chirurgien a tout d'abord recours, avant d'employer des moyens plus radicaux, à la compression digitale, qu'il trouve d'une façon générale un excellent moyen, mais qui exige cependant une grande surveiï-

lance. Dans un cas, cité par lui (1), un anévrysme du jarret avait été traité parla compression digitale; elle fut faite dans de trèsbonnes conditions, pendant quarante-huit heures, d'une façon continue, et avait été plutôt insupportable par la fatigue et l'agacement qu'elle occasionnait au malade que par la douleur; mais il dut cependant la faire suspendre, parce qu'une escbare s'était formée sous les doigts au pli de l'aine : la gangrène envahit la partie inférieure de l'abdomen, le haut de la cuisse, et le malade succomba.

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