CHET. °0CT
Fig. 252. — Mouvement du pied vu par sa face interne, sous l'influence de la faradisation an maximum du jambier antérieur. Duchenne (de Boulogne).
Toc H ET.
Fig. 253. — Mouvement du pied vu par sa face externe, sous l'influence de la faradisation du jambier antérieur. Duchenne (de Boulogne).
HOPITAL SAINT-LOUIS
LE DOCTEUR DUPLAY
pendant que le pied est resté dans cette attitude vicieuse, on les rompt brusquement en pesant sur le membre en sens contraire du valgus : la déviation se trouve alors complètement corrigée comme le montrent les figures 254 et 255.
Fig. 254. — Face plantaire du pied gauche à l'e'tat normal , c'est-à-dire après la disparition de la contracture du long péronier latéral. — Après le traitement. Duchenne (de Boulogne). .4 comparer avec la fig. 250.
Fig. 255. — Pied gauche, vu de face à l'e'tat normal, après la disparition de la contracture du long péronier latéral. — Après le traitement. Duchenne (de Boulogne). A comparer avec la fig. 251.
o. plaies pénétrantes articulaires. — Expectcition. Drainage. Résection. — Malgré la gravité de la lésion, M. Duplay croit qu'on ne doit pas se bâter de conclure au sacrifice du membre (résection ou amputation) : — irrigations continues, compression permanente établie au niveau des culs-de-sac de la poche synoviale ; la réaction venue, on peut mieux juger des indications d'après l'état général et recourir soit au drainage, soit à la résection ou à l'amputation sans donner systématiquement la préférence à l'un ou l'autre de ces moyens. Il faut bien être convaincu que, dans un grand nombre de cas, même les plus graves, il survient parfois les résultats les plus inattendus et les plus heureux : aussi doit-on mettre en œuvre toutes les ressources que possède la chirurgie conservatrice (incisions, débridements, contre-ouvertures, irrigations, injections alcooliques et phéniquées, traitement général reconstituant) avant d'en venir à une grande opération.
3il
a. bec-de-lièvre. — Procédé ostéo-plastique intéressant la sous-cloison de V arcade alvéolaire. — Dans le bec-de-lièvre unilatéral compliqué de division de la voûte palatine et de l'arcade alvéolo-dentaire, on sait qu'il existe d'habitude, comme déformation, non-seulement un aplatissement considérable de l'aile du nez du même côté, mais encore une disposition vicieuse du squelette telle, que les deux moitiés de l'arcade dentaire ne se trouvent plus sur le même plan, la moitié correspondant au bec-de-lièvre étant le plus souvent rejetée en arrière.
M. Duplay a apporté à l'opération du bec-de-lièvre une petite modification assez ingénieuse à laquelle nous pouvons donner l'épithète à' ostéo-plastique et qui répond aux deux indications suivantes : corriger l'aplatissement de l'aile du nez en transportant la cloison vers le côté de la solution ; faire son possible pour que les deux moitiés de l'arcade alvéolo-dentaire se correspondent. Voici comment il opère :
1° Il satisfait à la première de ces indications, en sectionnant avec des ciseaux la portion cartilagineuse de la cloison, après avoir préparé les bords de la fissure labiale, et après avoir pratiqué la dissection rapide de la muqueuse alvéolaire et des adhérences qui peuvent exister : ce premier temps effectué, il est alors facile de ramener le nez en masse, de façon à ce que le lobule se trouve placé sur la ligne médiane; l'aplatissement disparaît en entier.
Fig. 256. — Procédé de Clémot {de Rochefort) et de Malgaigne.
Il donne la préférence ou bien au procédé de Clémot (de Rochefort) (fig. 256), qui fait servir les deux lambeaux d'avivement ren-
versés et appliqués Tun à l'autre : l'avivement est fait de haut en bas et avec un bistouri, ou bien à la méthode de Henry (de Nantes) (fig. 257 et 258) dans laquelle les bords de la division avivés offrent une
Fig. 257 .
Procédé de Henry (de
Nantes).
Fig. 258. — Résultat obtenu par le procédé de Henry.
surface traumatique en sens inverse et présentent, par conséquent, une surface bien plus étendue que celle du procédé précédent. Dans les cas simples le procédé de M. Cusco (1), qui est l'analogue de celui de Giraldès qui est représenté dans les figures ci-jointes (fig. 259 et 260), peut rendre également de très-grands services au
Fig. 260. — Opération terminée.
Sutures.
Fig. 259. — Opération du bec-de-lièvre {procédé Giraldès).
A, lambeau interne ; B, lambeau du côté externe ; c, incision latérale.
AB, incision -verticale ; c, lambeau inférieur; c', lambeau supérieur, incision correspondant à l'incision C.
point de vue de la conformation ultérieure de la nouvelle lèvre.
M. Duplay termine par une suture entortillée, en conservant les
deux lambeaux labiaux (procédé Glémot), dont les extrémités libres
(l; Voir le service de M. le Dr Cusco.
AFFECTIONS DE LA BOUCHE, DE LA FACE ET DU COU. 3i3
forment une petite trompe qu'il sera toujours temps de raccourcir, s'il y a lieu.
2° S'il y a, de plus, division de la voûte palatine et de l'arcade dentaire, avant de suturer les lambeaux de la lèvre, il corrige la différence des deux moitiés de cette arcade par l'ostéoplastie suivante : il détache de l'extrémité libre de l'une de ces moitiés (la plus antérieure, par conséquent celle du côté sain) un petit tubercule osseux qu'il laisse encore adhérer par sa partie postérieure et qu'il fait basculer pour le suturer avec l'extrémité libre de l'autre moitié de l'arcade, avivée préalablement. Ce dernier temps, comme on le voit, consiste à produire artificiellement une espèce de tubercule médian analogue à celui qui existe dans le bec-de-lièvre bilatéral. — Le fragment détaché, alimenté par les parties molles, se consolide parfaitement en comblant l'énorme hiatus du maxillaire et en régularisant l'arcade alvéolaire.
Dans un cas opéré par M. Duplay, le succès a été si complet, que les germes contenus dans le tubercule fracturé, en grande partie au moins, ont donné naissance à des dents, comme les autres points de l'arcade alvéolaire.
C'est là une modification heureuse ayant pour avantage de favoriser le travail d'oblitération qui doit combler ultérieurement la fissure palatine; mais elle a l'inconvénient de prolonger la durée de l'opération et surtout de faire perdre à l'enfant, comme nous en avons été témoin, une quantité de sang considérable, ce qui n'est pas sans danger chez les très-jeunes sujets. C'est, en un mot, une opération délicate, nécessitant une grande sûreté de main de la part du chirurgien, et dans laquelle la rapidité d'exécution nous semble une condition indispensable à sa réussite.
b. ÉprraÉLiOMA de la lèvre inférieure. : — Emploi de l'instrument tranchant. — Incision libératrice. — Ce chirurgien, au lieu d'avoir recours aux caustiques, croit plus simple et plus avantageux de se servir du bistouri. Il fait saisir par les doigts d'un aide les deux côtés de la lèvre, de façon à comprimer l'artère coronaire, et enlève la tumeur en la circonscrivant par une incision en V ou plutôt par une double incision curviligne en C renversé. S'il existe en même temps que le néoplasme de la lèvre un ou deux ganglions médians sushyoïdiens, il en pratique également l'extirpation en faisant partir du milieu de la convexité (fig. 26i ) de l'incision curviligne a une seconde incision verticale ab qui permet d'arriver sur ces ganglions. — - Au point de vue de la conformation ultérieure de la région, il croit
préférable d'employer ce procédé à cet autre qui consiste à faire une
incision isolée sur les ganglions dégénérés. — Rapprochementdes surfaces cruentées et réunion par suture entortillée. — Un fait d'observation est que les pertes de substance qui paraissent, au premier abord, très-considérables et devoir rétrécir notablement l'orifice buccal, ne donnent lieu, la plupart du temps, après la cicatrisation, qu'à une diminution fort minime de cet orifice et qui ne gêne en rien les fonctions de la cavité buccale.