‹ Chirurgie journalière des hopitaux de Paris (volume 2)Chapitre 8 sur 147 · AFFECTIONS DES LEVRES ET DES MACHOIRES · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DES LEVRES ET DES MACHOIRES

nou par une 'balle. L'observation clinique par conséquent donne raison, jusqu'à un certain point, à la temporisation.

La conduite à tenir est de placer le membre dans l'immobilité la plus absolue, de répéter les émissions sanguines locales et même générales, et de recouvrir l'articulation de fomentations émollientes. Ce chirurgien ne serait pas d'avis de recourir, au moins d'une façon primitive, à la résection articulaire : si la suppuration arrive, le mieux est d'inciser largement ou de pratiquer le drainage pour empêcher les liquides de stagner dans l'articulation ; enfin de pratiquer l'amputation consécutive.

j. Corps étrangers articulaires. — Méthode sous-cutanée de Goyrand. — Une fois ce corps fixé soit simplement avec les doigts, soit avec un poinçon comme le voulait Follin, on pratique une incision cutanée par où on glisse un ténotome qui va diviser la synoviale sur le corps étranger, loin de la plaie tégumentaire : ce dernier est alors propulsé par pression dans le tissu cellulaire sous-cutané où on l'abandonne pendant un temps suffisant à la cicatrisation de l'ouverture synoviale : ce n'est qu'alors qu'on peut en faire l'extraction impunément.

Il n'est pas rare de voir ces corps étrangers, quand ils affectent cette nouvelle situation, diminuer spontanément de volume. Dans un cas même, M. Richet au bout de cinq mois n'en a plus trouvé aucune trace.

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