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BUREAU CENTRAL DES HOPITAUX

M. LE DOCTEUR DELENS (1)

a. pansement des plates. — E au-de-vie camphrée. — Sans employer un mode de pansement exclusif, M. Delens fait le plus habituellement usage du pansement « i eau- de-vie camphrée sans aucune addition d’eau, avec la précaution de ne recouvrir la charpie que de simples compresses sans taffetas gommé. C’est un pansement qui doit être sec, au moment où on le renouvelle, ne conservant qu’une petite quantité de camphre que dissolvait l’alcool. C’est ainsi qu’on le faisait dans le service de Nélaton, à la Clinique, en 1865.

Avec ce pansement, si l’on a affaire à une plaie plate, mince, très-étendue, la suppuration est à peu près nulle, et très-rapidement la plaie prend un aspect blanchâtre et sec.

Lorsque la plaie est anfractueuse, le résultat est moins net. Sauf les deux ou trois premiers pansements, le contact de l’eau-de-vie camphrée pure ri est pas douloureux, et quelquefois même les premières applications ne déterminent pas de douleur. M. Delens considère ce pansement bien fait, comme mettant presque complètement à l’abri de l’érysipèle. Comme preuve à l’appui, il nous a cité dix observalions d’ablation de tumeurs du sein pratiquées par lui dans les hôpitaux. Dans toutes il a employé ce pansement, et, quoique l’érysipèle soit fréquent après celte opération, il ne l’a observé qu’une fois, vers le dixième jour, chez une femme de soixante-quatorze ans. Encore a-t-il été très-peu grave : il n’a fait que retarder la cicatrisation. Les neuf autres opérées ont guéri sans accident.

11 a pu, en outre, se convaincre que, dans les deux dernières opé-

(1) 1874, Chirurgien du Bureau central.

râlions, la fièvre traumatique était à peu près nulle, malgré l’étendue de la plaie, car, dans ces deux cas, la température n’a pas dépassé 38°, 2 dans les premiers trois jours et est rapidement revenue au chiffre normal.

Le seul reproche qu’on puisse adresser à ce pansement, qui est propre, c’est que la cicatrisation est lente. Aussi, lorsque la plaie est déjà très-réduite, il emploie souvent le pansement à la glycérine pour achever la guérison .

Il a obtenu, dans diverses amputations de jambe, des cicatrisations régulières par l’emploi de ce seul pansement.

Le pansement de A. Guérin, après lui avoir donné quelques résultats encourageants, lui a fourni plusieurs revers, à la suite d’amputations, aussi sa confianée en lui a notablement diminué. Il n’a pas employé le pansement de Lister dans toute sa rigueur, bien qu’il soit disposé à admettre sa supériorité sur les autres pansements, en particulier dans les resections.

a. fractures compliquées. — Drainage. — Lavages à /’ eau-de-vie camphrée. — Immobilisation. — Comme ancien élève de Chassaignac, M. Delens applique souvent le drainage avec avantage. C’est dans le traitement des fractures compliquées qu’il lui a donné les meilleurs résultats, combiné avec le pansement à l’eau-de-vie camphrée. Dans ces cas, il fait des lavages abondants et des injections d’eau-devie camphrée pure par les tubes, et il doit dire que, par ce moyen, il a presque toujours conservé des membres qui eussent pu être amputés, au premier moment, en raison de la gravilé des désordres. Il ne se rappelle pas avoir observé d’infection purulente à la suite de fractures ainsi traitées.

Il a soin, bien entendu, de les immobiliser avec des appareils, le plus ordinairement avec des gouttières plâtrées qu’il emploie communément dans les fractures simples, concurremment avec les appareils silicatés.

b. sacro- coxalgie. — Calmants. — Immobilisation. — Révulsifs. — Dans sa thèse d’agrégation (1872), M. Delens a fait voir que la sacro-coxalgie, affection peu étudiée, mais moins rare qu’on a bien voulu le dire, se développe principalement sous l’influence de la scrofule/ 1 état puerpéral, le rhumatisme et aussi la blennorrhagie : la terminaison par suppuration est fréquente dans la variélé scrouleuse et puerpérale, et les abcès qui se développent consécuti-

veinent sont intra ou extra-pelviens dès le début, quelle que soit leur marche ultérieure. — La terminaison par ankylosé, si favorable dans les autres cas, peut être suivie chez les jeunes filles de déformations du bassin nuisibles, plus tard, au travail de l’accouchement.

Traitement général. — Traitement local. — Au début, calmants, liniment chloroformé, injections sous-cutanées de chlorhydrate de morphine dans la fesse et principalement le soir; repos complet dans le décubitus dorsal.

Maladie confirmée. — Révulsifs, et de préférence la cautérisation pratiquée avec le fer rouge (raies, pointes de feu), immobilisation rigoureuse avec les appareils à coxalgie (voyez service de M. Verneuil), gouttière de Bonnet, etc. — Quant au traitement des abcès, il ne diffère pas de celui des abcès par congestion de la colonne vértébrale.

c. luxation sous-coracoïdienne de l’épaule. — Élévation graduelle du bras. — Il est partisan, dans la réduction des luxations scapulo-humérales, de l’essai, tout d’abord des moyens de douceur qui ont le grand avantage de ne pas exiger plusieurs aides et d’éviter l’usage du chloroforme dont on a eu, en pareil cas, à déplorer trop de malheureux résultats. 11 préfère le procédé par élévation graduelle du bras jusqu'à la verticale, maintenue pendant 8 à 10 minutes. Il a presque toujours pu réussir en employant cette méthode, pour les luxations récenles bien entendu.

d. LUXATION DE L’EXTRÉMITÉ EXTERNE DE LA CLAVICULE (silS-aCrOmiale). — Bande élastique. — Dans cette variété de luxation, si facile à réduire, mais si difficile à maintenir réduite, M. Delens a réussi dans plusieurs cas en employant la bande élastique. Ces faits ont été rapportés par M. Boulion (1876) (1). On pourrait faire usage, en ce cas, des compresseurs à pression continue imaginés par Charrière (fig. 613 el614), comme le voulait Laugier qui employait, pour maintenir la réduction, le compresseur de J.-L. Petit.

e. FRACTURE DE L’EXTRÉMITÉ INTERNE DE LA CLAVICULE. — Écharpe de Mayor. — Dans un mémoire que ce chirurgien a produit (2), il comprend sous cette dénomination toutes les fractures qui siègent sur le tiers interne de l’os, autrement dit dans les limites de l’insertion du faisceau claviculaire du sterno-mastoïdien ; il ne considère pas ces fractures comme rares, et pour lui elles reconnaissent pour cause la contraction musculaire dans plus du tiers des cas; elles-

(1) Boulion, Thèse inaugurale. Paris, 1876.

(2) Delens, Arch. gén. de méd ., mai 1873.

constituent alors de véritables fractures par arrachements produites par la contraction du faisceau claviculaire du slermo-mastoïdien.

Fig. G13. — Compresseur à. pression continue de Churrière (premier modèle).

Les fractures dues à la contraction musculaire présentent les apparences des fractures incomplètes et s’accompagnent d’un gonflement

Fig. 614. — Compresseur à pression continue de Churrière (secend modèle).

considérable au niveau de l’insertion du sterno-masloïdien ; quant aux signes fonctionnels, ils n’ont rien de spécial.

Le plus souvent ces fractures sont méconnues en raison des circonstances dans lesquelles elles se produisent et surtout de l’absence des signes habituels des fractures. On les confond ordinairement avec les luxations incomplètes de la tête de la clavicule en avant et en haut, mais il est toujours possible de reconnaître si la tête de la clavicule a conservé ses rapports avec la facette sternale en recherchant avec le doigt l’interligne articulaire.

Le traitement de ces fractures ne lui paraît pas offrir d’indications

spéciales. La conservation dn périoste, dans un grand nombre de cas, l’absence de chevauchements des fragments rendent suffisante la simple immobilisation du membre. Dans ce cas, l’écharpe de May or ou tout autre bandage analogue suffit pour obtenir la consolidation. Le bandage proposé par Lewis et Sayre (f) lui paraît, en raison de sa simplicité, pouvoir être employé avec avantage. Hamiltona, dans un cas, prescrit le repos au lit, commeseul moyen de traitement, et la consolidation s est eilecluée dans le temps ordinaire.

a. prolapsus du rectum. — Cautérisation avec l'acide nitrique fumant. — Electrisation du sphincter. — Le traitement auquel a recours M. Delens et dont il a publié une intéressante observation dans le Journal de thérapeutique de 1876, a sur la plupart des autres modes de traitement proposés pour remédier à ceLte infirmité dégoûtante et invétérée, chez l’adulte, le grand avantage d’être d’une application facile et en même temps de n’avoir rien d’effrayant pour le malade.

Yoici quel en est le modus faciendi :

11 importe, au préalable, de vider aussi complètement que possible l’intestin, et pour cela les lavements doivent être répétés plusieurs jours de suite, s’il le faut. Dès la veille, il est bon de com- ■ mencer à administrer l’extrait d’opium à la dose de 0sr,0o. — La cautérisation s’effectue de la manière suivante: le malade est couché sur le côté, le tronc fortement fléchi, le siège sur le bord du lit. — Un aide soulève et écarte la fesse qui ne repose pas sur le lit. Entre 1 la tumeur et l’autre fesse, on glisse une compresse pliée pour ! protéger la peau des parLies voisines. — L 'acide nitrique fumant, I étant un caustique énergique, doit être manié avec précaution. A défaut d’un pinceau d’amiante, qui est préférable, on-se sert d’un pinceau de charpie ayant à peu près le volume de la dernière pba-, lange et coupé un peu ras. Trempé dans l’acide, il est légèrement exprimé par simple pression sur les bords du verre ou du flacon, de manière que, dans aucun cas, l’acide ne puisse se répandre en nappe sur les parties voisines de celle qui est en contact direct avec le pinceau.

Promener rapidement le pinceau sur la muqueuse qui blanchit aussitôt ; repasser une seconde fois sur les points déjà touchés ^

(1) American Pi'actitionner, juillet, 1871.

après avoir trempé de nouveau le pinceau dans 1 acide. Cetle cautérisation ne demande que quelques secondes.

La tumeur est alors barbouillée largement d’huile d’olive avec un tampon d’ouate, puis refoulée avec ce tampon au-dessus du sphincter anal. Alors et successivement on introduit un certain nombre de tampons d'ouate un peu fortement lassée et du volume d’une grosse noix. La laxilé habituelle du sphincter rend cetle introduction facile : pour un prolapsus moyen, il en faut au moins cinq ou six.

Masse d’ouate ou de charpie soutenant le périnée et maintenue par quelques compresses et un bandage en T. Décubilus dorsal et repos complet. — Alimentation restreinte, légumes exclus. — Opium. — Au bout de 5 à 6 jours on sollicite la première selle; lavement ou léger purgatif. Éviter les efforts en allant à la selle.

M. Delens croit de plus qu’il est prudent d’avoir recours à X électrisation du sphincter (pile de Morin) ; employer de préférence l’électro-punclure, si on peut la faire supporter par le malade ; sinon, on se contente de la faradisation superficielle de la région anale, chaque séance devant durer au moins 5 minutes et être répétée tous les jours. Ce chirurgien croit le traitement fort efficace, de plus il est à peine douloureux. — Il n’est pas du reste nouveau, car les chirurgiens anglais y ont fréquemment recours pour lé prolapsus du rectum chez l’enfant, et, suivant Allingham, son efficacité est constante dans ce cas. Mais il est à peu près inconnu en France et ne paraîL être, même en Angleterre, qu’exceplionnellement employé chez l’adulte. — M. Delens ajoute consciencieusement dans la courte note qu’il a produite, qu’il n’affirme pas que ce traitement soit applicable à tous les cas de prolapsus invétéré du rectum, qui a sans aucun doute des indications et des contre-indications. — C’est à une expérience ultérieure qu’il appartient de nous les faire connaître.

b. FISTULES A l’anus ET TUMEURS DE LA LANGUE. — Emploi de la ligature élastique. — M. Delens a appliqué assez souvent la ligagature élastique soit pour des fistules anales, soi L pour des petites tumeurs pédiculées de celle région, et elle lui a donné de bons résultats, à la condition de la serrer dès le premièr moment aussi fortement que possible. — Mais c’est surtout dans Je cas d 'ablation de tumeurs de la langue qu’il a recours à l'emploi de la ligature élastique (1).

(I) M. Quinot, De l’amputation partielle ou totale de la langue par la ligature élastique , Tli. inaug. Paris,, 16 mars 1876.

Ce n’est ni le procédé employé par M. Desprès, ni celui mis en usage par M. Ch. Périer qu'il emploie. — Celui de M. Desprès consiste, après avoir placé deux épingles en croix au-dessous de l’épithélioma, d’en étreindre la base avec un fil élastique et d’attendre que la masse sphacélée se détache. 11 ne permet d’attaquer que les masses superficielles.

M. Ch. Périer fl) plaça la ligature par la région sus-hyoïdienne autour de la tumeur et la resserra à plusieurs reprises, procédé par conséquent essentiellement douloureux.

M. Delens substitue à ces divers modes d’application, et dans tous les cas, la ligature inlra buccale à l'aide d’anses élastiques dont la tension est portée d’emblée à son maximum , soit pour une partie, soit même pour la totalité de la langue.

Cette ligature présente comme avantage : la suppression des chances d’hémorrhagie, soit primitive, soit secondaire, l’absence de glossile consécutive, car il ne se produit â peine qu’un léger œdème du plancher buccal. — De plus, la douleur, très-vive au moment de l’application, va en s’atténuant et disparaît même en quelques heures si on a le soin de serrer aussi énergiquement que possible dès le début, et, pour arriver à ce résultat, il faut renoncer à faire le nœud avec le lil élastique lui-même.

Appareil instrumental. — Peu compliqué : 1° écartement des mâchoires, bouchon de linge ou extrémité rembourrée d’une petite attelle de bois ;

2° Ténaculum ou fil de soie ou de chanvre pour attirer la langue au dehors;

3° Deux grandes aiguilles courbes en acier trempé, un peu fortes et bien pointues, à courbure telle qu’elle représente presque un demi-cercle d’environ 5 centimètres de diamètre, à chas assez large ;

4° Pince à anneaux et à point d’arrêt un peu forte ;

5° Fil élastique, soit celui qui est cylindrique formé d’une lanière contourné en spirale à tours très-lâches ayant près de 2 millimètres • et demi de diamètre, soit celui qui est carré, plus répandu dans le commerce, qui est également bon à la condition qu’il ait au moins 3 millimètres de côté; sa longueur doit être de 60 centimètres. Lorsque la tumeur siège au niveau de la base, il ne paraît guère possible à M. Delens d’opérer sans chloroforme.

la tumeur occupe la ligne médiane. — Opération simple si la

(1) Ch. Périer, Charité (suppléance de M. Gosselin), 1874.

tumeur occupe la partie antérieure. — L’aiguille portant un fil pénètre transversalement dans la langue en arrière du frein ; on fait sortir l’aiguille, on coupe l’anse et on a ainsi deux fils à l’aide desquels on établit une anse horizontale et une seconde verticale qui isolent toutes deux complètement la partie antérieure de la langue et en assurent la mortilication ; — si la tumeur occupe la base, amputation totale, même manœuvre, mais plus difficile surtout pour assujettir le nœud de l’anse sur la face dorsale, à cause de la profondeur. Peutêtre le meilleur moyen serait-il d’employer, dans ce but, un tube de Galli.

la tumeur occupe les pakties LATERALES. — Pour ne pas sacrifier une trop grande partie de la langue, M. Delens procède ainsi :

Fil de caoutchouc de 60 centimètres de long enûlé d’une aiguille à chacune de ses extrémités (fig. 615).

Première aiguille introduite du côté de la tumeur et en arrière de ses limites postérieures, sa pointe ressort sur la face dorsale, elle est dégagée et ramenée au-dehors.

Deuxième aiguille introduite en avant des limites antérieures du mal, ressortant également sur la face dorsale, puis dégagée et ramenée hors de la bouche; — les deux anses étant coupées,

f ig. C15, Ligature élastique appliquée à l’ablation des tumeurs latérales

de la langue (Djlens).

il est facile de comprendre qu’on a trois segments de fil dont le moyen G forme une anse antéro-posLérieure embrassant la tumeur, les deux autres AD et EF constituant une anse transversale postérieure et une anse transversale antérieure; — ne pas confondre les extrémi-

Giulktte. — Chirurgie journ. 44

tés du fil au moment où on les assujettit, il vaudrait môme mieux 1 les colorer d’avance.

Pour pratiquer le nœud ou plutôt pour assujettir ensemble chacune des extrémités correspondantes, M. Delens a recoursà l’artifice suivant: il tire simultanément sur les deux extrémités du fil jusqu’à ce qu’il sente que l’extensibilité du caoutchouc approche de sa limite, puis, maintenant la tension à ce degré, il entre-croise les deux fils en leur faisant subir une rotation en sens inverse, comme s’il voulait commencer la torsion d'une suture métallique : un aide entoure alors le point d’entre-croisement des fils élastiques, avec un fil de chanvre ou de soie un peu fort qu’il arrête au moyen d’un double nœud ordinaire.

Le peu de réaction inflammatoire après l’application de la ligature explique l’absence de phénomènes généraux dans la plupart des cas et la cicatrisation se fait en général très-facilement ; après la chute de l’eschare, il reste une plaie bourgeonnante de bon aspect et dont la profondeur semble toujours moindre que le volume de la partie éliminée; lorsque la cicatrisation est complète, après i la destruction de la tumeur latérale, on ne constate sur le bord de i la langue qu’une encoche peu profonde et parfaitement souple.

c. imperforation de l’anus. — Entérotomie périnéale. — Le procédé employé parM. Delens ne diffère en rien du procédé classique. Pour faciliter la recherche de l’ampoule rectale, il pratique la résection du coccyx, ce qui permet d’atteindre beaucoup plus facilement l’intestin. Dans un cas (I) l’enfant présentait six mois après' l’opération un prolapsus rectal formant une tumeur du volume d’une mandarine. C’est là un fait exceptionnel. Le mauvais état dans lequel se trouvait le petit opéré ne permit pas une nouvelle . intervention chirurgicale.

cataracte. — Procédé de de Grsefe. — M. Delens a pratiqué douze lois la cataracte dans les hôpitaux, et dans tous ces cas il a exclusivement eu recours au procédé de de Graefe; il n a jamais en de perte de l’œil, ni d’accident grave sur ces douze faits; il a eu six succès complets; les autres moins satisfaisants peuvent être classé* parmi les demi-succès.

(1) Delens, Bull, de la Soc. chir ., 24 mars 1815.

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