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AFFECTIONS DE LA BOUCHE, DE LA FACE ET DU COU

doucement dans le conduit œsophagien ; s il se trouve ariêté, il ne va pas plus loin, il attend avant de donner une nouvelle propulsion à la bougie; si l’obstacle résiste toujours, il laisse cette dernière en place et charge le malade de la pousser lui-même peu à peu . celte manœuvre gêne fort médiocrement le larynx et ne produit que de rares mouvements de déglutition ou de régurgitation. On a bien soin d’attacher un ruban à l’extrémité extra-buccale de la bougie.

d. perforation de la voûte palatine. — Méthode de M. Baizeau. — C’est à la méthode de M. Baizeau, à double pont, qu’il a recours : les incisions latérales sont reportées le plus près possible des arcades alvéolo-dentaires, et les lambeaux sont détachés avec une rugine. M. Duplay pense qu’il est bien préférable de pratiquer le décollement de la fibro-muqueuse palatine à l’aide d’instruments demi-

Fig. 264. — Rugine de Fergusson.

mousses : il se sert à cet effet, d’une spatule coudée, de'la rugine tranchante de Fergusson (fig. 264) ou du grattoir de Langenbeck (fig. 265). — Nous lui avons vu opérer à Saint-Antoine par ce procédé

Fig. 265. — Grattoir de Langenbeck.

un garçon de trente-deux ans chez lequel une gomme palatine avait laissé une perforation à la suite de l’issue d’une esquille ; ce malade avait également présenté un coryza chronique. — Le passage de trois fils métalliques avait suffi : il n’était survenu aucun sphacèle, et quarante-huit heures après l’opération l’orifice était complètement fermé. Il est bon de recommander en pareil cas au malade de rester dans le décubitus dorsal après l’opération pour permettre aux mucosités de s’écouler dans le pharynx, de peur qu’elles n’entravent la réunion des bords de la plaie.

L un des temps les plus délicats de l’uranoplastie est certainement le passage des points de suture métallique. On doit employer des aiguilles fi très-petites courbures, car les aiguilles ordinaires

(fig. 266) ne pourraient être manœuvrées avec facilité dans la cavité buccale. — Il y aurait peut-être avantage à se servir des aiguilles de M. Péan dont le chas est tubulaire et conique (tig. 267).

Le fil après avoir traversé le chas A, est replié en anse B, puis retiré en arrière C. L’anse B s'enfonce dans le cône A et forme un relief suffisant pour ne pouvoir traverser son orifice postérieur. C est là un moyen fort commode pour conduire les fils métalliques : les

aiguilles conviennent également aux fils ordinaires : il suffit de remnlacer l’anse B par un nœud qui vase cacher dans le coi e.

M. le professeur Trélat a présenté à la Société de ch.rurgM^ des aiguilles à uranoplaslie disposées de la mamèi ■

(Gaujot et Spillmann). Le chas est placé près de la potn Ç. et c ci est ramenée parallèlement à la lige : la longueur de la parue

(1) U. Trélat, Bull, de la soc. de chirurgie, V série, t. VII, p. «G.

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