KYSTES
obtenir l’adhérence de la paroi abdominale avec le kyste. Lorsqu’il voit l’affection faire des progrès rapides et le malade présenter des phénomènes de dyspnée, il n’attend plus, car la rupture du kyste pour-
Fig. 463. — Sonde de caoutchouc vulcanisé.
rait s’effectuer par suite d'inflammation et de tension exagérée, comme on en a observé plusieurs casi II choisit ce moment pour ponctionner la poche avec un trocart de moyen calibre introduit au centre du cautère qui représente la partie la plus mince. Il retire la canule aussitôt que le liquide est évacué et applique un cataplasme. L’ouverture faite à l'eschare par le trocart permet au liquide de s’échapper pendant les jours qui suivent, toutefois il ne se produit aucune suppuration et la terminaison a lieu par atrophie. Il peut se faire cependant que le kyste se remplisse de nouveau et exige une seconde et même une troisième ponction, toujours au niveau de l’eschare qu’on aura eu le soin d’entretenir.
c. kyste ovarique. — Ponction et canule à demeure. — Dans la séance du 4 juin 1873, M. A. Després a présenté à la Société de chirurgie une femme qu'il avait complètement guérie d’un kyste uniloculaire de l’ovaire par ponction et la canule à demeure. Il croit qu’au lieu d’avoir recours à l’ovariotomie, pour celte espèce de kyste, comme la généralité des chirurgiens le font depuis une dizaine d années, il y aurait peut-être moins de danger et plus de succès à espérer de cette méthode opératoire. Dans ce cas, il pratique fies injections iodées et même la cautérisation des végétations situées dans l’intérieur de la poche.
d. KYSTE hordéiforme du roiGNET. — Teinture d'iode. — Compression. S abstenir de toute opération prématurée. — M. A. Després repousse complètement toute tentative opératoire prématurée sur les kystes hordéiformes du poignet et de la main : tant que l’ouverture spontanée de ces kystes n’est pas imminente, il se borne a faire un traitement palliatif (application de teinture
iode par exemple et surtout compression ouatée qui, longtemps continuée, et surtout répétée, peut amener une diminution notable
ans la masse) : si au contraire la tumeur s’enflamtne, il prévient son ouverture spontanée en ponctionnant, vidant la poche et faisant
des lavages. C'est là une sage pratique, mais nous ne pensons pas cependant que toute ouverture de ces tumeurs, produite par le chirurgien, détermine inévitablement la suppuration et des complications graves du côté des tendons. M. Alph. Guérin n'hésite pas, dans certains cas, à ouvrir ces cavités et emploie le pansement. ouaté qui lui a donné des guérisons sans la moindre roideur. M. Boinet a obtenu également des succès à la suite d'injection iodée, et nous avons vu notamment, à l’hôpiLal Lariboisière, M. Tillaux guérir complètement une jeune fille, sans aucune adhérence des tendons, par une ponction faite avec le trocart et suivie d’injection iodée. Opérer dans tous les cas est évidemment un abus, rejeter d’un autre côté l’intervention chirurgicale dans certains autres, nous semble aussi une pratique un peu trop exclusive.
pansement des plaies. — Pansement de Lister. — M. A. Després ne croit pas que ce mode de pansement donne autre chose que les
Fi»'. 404. — Pansement par occlusion à bandelettes.
Fig. 465. — Suture entor-
tillée.