P.OBEP.T ET CO LU M
Fi". 4GC. — Tord-fil de Cogh-Hill
autres méthodes et soit suivi de guérisons plus rapides et plus complètes : les bons résultats qu'il fournit sont en partie dus à ce que ce pansement comporte l'emploi du drainage que nous étudionsdepuis longtemps dans la thérapeutique des plaies ; il ne le rejette
pas, mais il le place sur le même pied que les autres modes de pansement.
Fig- '407. — Instrument Fig. 4G8. — Curette Fig. 469. — Pince de Bonnade Vidal ( de Cassis) articulée de J. Le- font. (Les pinces fermées
pour retirer les corps roy d’Étioles. vues de profil.)
étrange) s du conduit a, canule terminée par les branches
auditif interne. de la pince; c, qui s’écartent par
leur élasticité; bb, tige qui passe dans la canule et est armée d’un anneau destiné à serrer les mors de la pince; d, mors de la pince vue de face.
11 emploie souvent pour les plaies qui doivent se cicatriser par
516 nOPITAL COCniN. — LE DOCTEUR ARM. DESPRÉS.
deuxième intention le pansement par occlusion (fig. 4G4) à bandelettes de diachylon séparées de Chassaignac, c’est un pansement rare excellent. Dans les plaies, h réunion par première intention, c’est la suture entortillée (fig. 465) ou la suture avec les fils métalliques dont il se sert ; dans ce dernier cas, pour tordre les chefs, il fait usage de l’instrument de Cogh-Ilill (fig. 4G6).
corps étranger de l’oreille (haricot). — Crochet de la pince articidée. — Les injections répétées sont incontestablement le procédé le meilleur et le plus inoffensif pour chercher à extraire les corps étrangers auriculaires, aussi doit-on y avoir recours de préférence et surtout si ces corps ont une consistance ferme ; maisiln’en est pas de même pour les végétaux qui gonflent par l’humidité comme les haricots. M. A. Després conseille dans ces cas d’avoir recours au crochet fin de la pince articulée, comme il en a fait usage dans deux cas et avec succès, plutôt que de se servir de l’instrument de Vida! (de Cassis) (fig. 467) ou de la curette articulée de Leroy d’Étioles (fig. 468). Il suffit de piquer l’extrémité visible du corps avec ce crochet pour que, le péricarpe faisant obstacle, l’instrument ramène le corps étranger à l’extérieur; il n’y a, pour le malade, ni douleur ni contusion à redouter. Nous recommanderions également à cet effet la pince de Bonnafont (fig. 469) dont les mors c terminés par un double crochet à dents de rat d pénètrent dans le corps étranger : ces mors, qui sont rapprochés par un coulant ab, présentent, à la partie postérieure, deux anneaux servant à les mouvoir.
On peut aussi improviser le crochet avec l’extrémité recourbée d’une épingle, saisie à l’aide d’une pince à écrou : c’est ainsi (4) que le Dr Bozeront a pu retirer un grain de maïs de l’oreille d’un enfant, que la pince ni les injections n’avaient pu faire sortir. L’obstacle dépassé, on fait basculer le petit instrument et l’on tire.
Le docteur Cruber, s’appuyant, d’autre part, sur une série d’expériences sur les fruits à gousse que les enfants s’introduisent si souvent dans les oreilles, a démontré que, de tous les astringents, le sulfate de zinc en solution en produit le resserrement et une diminution de volume : il conseille la solution suivante :
Sulfate de zinc 30 centigrammes.
Eau de chaux diluée 10 —
(I) A. Després, Journ. de méd. et de dur. prat., juin-juillet 1S73.