ROBERT ET COLLIN
Fig. 485. — Scarificateur d’ Amusent.
d. ÉTRANGLEMENT HERNIAIRE. — Ponction capillaire de l’intestin. — Aspiration. — M. Dnbrueil ne rejette pas l’application aux hernies étranglées de la méthode aspiratrice de M. Dieulafoy ; on sait qu’elle consiste à ponctionner l’anse intestinale étranglée avec une aiguille de 1 millimétré de diamètre et h mettre cette dernière en rapport! avec l’appareil où le vide a été produit.
Dans la grande majorité des cas l’innocuité de la piqûre de l’anse intestinale avec un trocart d’aussi petite dimension est prouvée, et M. Dubrueil croit qu’il est indiqué d’avoir recours à cette méthode thérapeutique dans les cas d’entérocèle étranglée, sauf dans ceux où on doit craindre, soit une mortification de l’anse, soit une ulcération. Mais le traitement, en pareille circonstance, doit-il toujours débuter par l’aspiration ? Et doit-on ne tenter le taxis qu’après, comme M. Dieulafoy l’a exposé dans son mémoire ? C’est une conclusion que M. Dubrueil ne peut accepter.
Ce chirurgien n’aurait pas autant de tendance à approuver la méthode de M. Demarquav (ponction de l’intestin mis à nu, sans débridement, puis réduction) que nous avons exposée (I) : il ne voit pas, dans ce cas, quel avantage il y a à ne pas débrider immédiatement.
o. vaginite et leucorrhée. — Glycéroié d' amidon et de tannin. — La vaginite granuleuse, caractérisée par cet état infiammatoire de la muqueuse vaginale dans lequel cette dernière se couvre de granulations rougeâtres de volume variable, ne serait pas, pourM. Dubrueil, une forme tout à fait spéciale telle que M. Ricord l’a caractéiisee par le mot psorélytrie : elle serait pour lui tout au plus une variété, ou plutôt une période de cette maladie inflammatoire, car presque toutes les vaginites passent par un état granuleux plus ou moins accusé.
Rien n est rebelle et plus sujet à de fréquentes récidives que cette affection du vagin : il a essayé contre elle en elfet une foule de tiaitements; les injecLions à l’acétate de plomb, au sulfate de zinc, au sulfate de fer, les injections d’alun (10 pour 1000) mêlé ou non au sous-acétate de plomb, celles d’alun et de sous-nitrate de bismuth, la teinture d’iode, la poudre de tan, etc. Il a réussi dans certains cas, il a échoué dans bien d’autres ; il s’est arrêté actuellement au glycéroié d amidon et de tannin qui lui semble présenter un peu plus d’avantage comme abortif que les autres médications:
3 grammes de tannin pour 30 grammes de glycéroié d’amidon, telle estia formule qu’il emploie : il trempe plusieurs tampons d’ouate dans ce mélange, les imprègne fortement et les porte profondément ans le vagin où la substance, à cause de sa viscosité, a plus de tenance à rester en place et à agir par son contact prolongé sur la
(l) Voy. service de M. Déniai