HOPITAL DE LOURCINE. — LE DOCTEUR DUBRUEIL
25 mars 1874, une malade à laquelle il avait pratiqué, avec succès, une restauration de la sous-cloison par la méthode précédente. 11 ne rejette pas non plus le procédé imaginé par M. Serres, qu’il rapproche jusqu’à un certain point de la méthode de Blandin : il consiste à détacher le lambeau, pris toujours sur la lèvre, par sa partie supérieure, et à lui laisser, au niveau de son extrémité antéro-inférieure, des adhérences qu’il' serait facile de sectionner, quand la réunion des deux surfaces cruentées aurait été obtenue.
b. plaques muqueuses des lèvres. — Nitrate d'argent. — Prescrivant en même temps les bains de sublime dont nous avons donné la formule, M. Dubrueil, au lieu de saupoudrer ces ulcérations
Fig. 498. — Fumigateur simple de Galante.
* fhniriière suoDortéc par un cercle métallique 6 fixé au-dessus d’une lampe à alcoo l. ; ^ d », bouchons en caoutchouc vulcanisé; ej, tubes conducteurs; I, thcrmometre ni J1: degré de chaleur; IC, canule; U, poire insuflUtnce en caoutchouc vulcan.sé, ayant P |
d’air en o.
avec la poudre de sucre et de calomel (à parties égales) connu on le pratique souvent, se contente de les toucher à plusieurs re-, prises différentes avec la solation de nitrate d'argent (parties égales) .
il n’emploie pas non plus, à cet effet, la solution saturée de chlorure de zinc.
c. plaques muqueuses de la gorge. Gargarisme au sublimé. Sirop de sublimé. — Ces plaques ne sont pas cautérisées par lui, comme les précédentes. Il emploie simultanément le gargarisme au sublimé (10 cent, pour une décoction dé 300 gr.) et le sirop de sublimé, qui n’est du reste que la liqueur de Van-Swielen dans laquelle l’eau a été remplacée par du sirop (23 milligr. par cueillerée).
Il se sert également de fumigations analogues à celles décrites dans le service de M. Horteloup, pratiquées à 1 aide du fumigateur simple de Galante (fig. 498) sans thermomètre.
d. PEMPniGUS. — lodure d'ammonium. — Lorsque cette maladie est arrivée à sa dernière, période (pér. foliacée) dans laquelle elle se caractérise par des croûtes minces ou plutôt des lamelles situées sur un fond érythémateux, M. Dubrueil emploie soit le badigeonnage avec la teinture d'iode, soit l’iodure d’ammonium.
L ’iodure de potassium ainsi que le sirop de Gibert sont aussi employés par lui, dans les accidents précédents, suivant la période de la syphilis.
M. LE DOCTEUR Théoph. ANGER (1)
a. luxation de l’épaule. — Traction continue élastique. — Ayant remarqué que, dans ce genre de traumatisme, des tractions relativement peu considérables, 40, 30, même 10 kilogrammes suffisent parfois pour amener la réduction des luxations de l’épaule, tandis qu’on n’obtient rien avec un poids de 100 kilogrammes mal dirigé, MM. Th. Anger et Legros ont cherché à appliquer la traction élastique àlaréduction des luxations et ont pleinement réussi : c’est en 1866 dans le service de Nélaton que le premier essai a été fait sur un malade
(1) 1872, Chirurgien du Bureau central; — 1876, hospice de Bicêtre; — 1877. hôpital de Lourcine.