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tlésu liais statistiques.
Iule (voy. p. 25, fig. 5), c’cslque je pense aussi que celle curette classique ne doit pas même être employée pendant l’extraction, car il faut absolument s’abstenir de l’évacuation des masses corticales avec un pareil instrument, dont les bords grattent toujours plus ou moins la membrane de Descemet. Vous voyez d’ailleurs combien il est aisé, dans le but d’obtenirun parfait nettoyage de la plaie, de ramener au dehors à l’aide de cette simple spatule les quelques flocons formés par les masses corticales qui peuvent avoir été retenues dans l’œil.
11 ne faut pas oublier que, s’il s’agit seulement de terminer une opération qui présentait des difficultés pour la sortie d’une cataracte trop volumineuse par rapport à l’ouverture pratiquée, après que l'on s’est bien assuré qu’il n’existait ni une subluxation, ni une ouverture incomplète de la cristalloïde, capables de rendre compte de l’embarras où l’on se trouve pour achever l’opération, celle-ci est encore susceptible de prendre une tournure absolument favorable, après avoir suffisamment élargi la plaie d’un côté. Je ne sache pas que ces plaies, quoique irrégulièrement taillées, présentent pour la guérison des inconvénients comparables à ceux qui paraissent résulter de la contusion, par suite de la violence avec laquelle la sortie du cristallin est obtenue, des lèvres de la section, celles-ci étant encore froissées, en outre, par le passage de la curette, et rendues malpropres par le contact du corps vitré et des masses corticales.
Si nous comparons maintenant les résultats que nous a donnés l’ancienne section de de Graefe, ou notre petit lambeau de 2 millimètres, dont les extrémités empiétaient sur la sclérotique, avec la section à lambeau périphérique combinée, nous pouvons dire qu’avec cette dernière nous avons obtenu des guérisons de beaucoup moins laborieuses, tout en n’ayant pas vu varier d’une façon sensible le nombre des suppurations. Ainsi, depuis le mois de janvier 1877 jusqu’à fin décembre 1878), il a été pratiqué 444 opérations
(les opérations combinées figurent seules dans ce nombre) sur lesquelles nous avons eu à noter 12 suppurations. Si nous récapitulons depuis le 1er janvier 1869 les résultats fournis par 1107 opérations faites, soit par le procédé de de Grciefe, soit par notre ancien petit lambeau de 2 millimètres (à extrémités sclérolicales), nous arrivons au chiffre de 2,2 pour 100, représentant un nombre de suppuration, quelque peu inférieur, il est vrai : mais avec la nouvelle méthode le nombre des occlusions pupillaires a été réduit de près de moitié, puisqu’il est tombé à 2,49 pour 100 au lieu de 4,27 pour 100 que fournissait l’ancienne opération.
Qu’on ne pense pas que l’agrandissement modéré du lambeau joue dans la fréquence de la suppuration le moindre rôle, car sur 528 extractions simples à lambeau de 4 millimètres, faites pendant cette même période de dix années, nous ne trouvons que 7 suppurations, c’est-à-dire sensiblement 2 pour 1 00 1 .
Mais nous ne devons pas nous fier uniquement à notre propre statistique, et je vous cite ici les chiffres que le professeur Zehender , un des plus fervents admirateurs de de Grciefe, a donnés récemment, suivant l’expérience de de Grciefe et de ses imitateurs.
On aurait eu d’après les anciennes extractions à lambeau : 80 succès complets, 15 incomplets, 7 insuccès.
D’après l’extraction linéaire : 85 succès complets, 10 incomplets, 5 insuccès.
Nous pouvons placer à côté de ces chiffres nos propres résultats. Dans les conditions les moins avantageuses nous avons eu de 92 à 95 pour 100 de succès complets, 4 à 5 pour 100 de succès incomplets et 2 à 5 pour J 00 de pertes. Mais il me serait aisé de trouver des séries de 200 à 500 opérés,
1. Il a donc clé pratiqué à la Clinique, comme opérations de cataracte par le procédé de de Gracfc , ou par lambeau périphérique de 2, o et 4 millimètres de hauteur (simples ou combinées), 1879 extradions dans l'espace de
où celle stastistique est sensiblement meilleure. Quoi qu’il en soit, même dans les plus mauvaises années, jamais notre statistique ne nous a fourni un chiffre de succès parfaits inférieur à 92 pour 100.
11 ressort clairement de ce qui précède qu’en ce qui regarde surtout les succès incomplets nous sommes arrivés à une réduction de moitié, ce qui confirme pleinement ce que je vous disais au sujet des guérisons, qui s’effectuent d’une façon plus régulière et moins pénible pour les malades. Consultez notre personnel chargé de donner des soins aux opérés, et vous apprendrez combien nous avons moins souvent recours aux injections calmantes de morphine et aux potions de chloral, depuis que nous avons agrandi la section, que nous avons mis tous nos soins à nous opposer aux enclavements de l’iris, en nous aidant des procédés de réduction et de l’emploi de l'ésôrine, et que nous nous opposons autant que possible à l’interposition de la capsule dans la plaie, en un mot, depuis que la propreté absolue des plaies est devenue pour nous le sujet d’une préoccupation toute particulière.
Il arrive, messieurs, dans la carrière d’un opérateur, une époque où il se préoccupe surtout, dans un but d’égoïsme bien légitime d’ailleurs, de se donner une tranquillité d’esprit aussi parfaite que possible. C’est dans ce but que j’ai entrepris divers essais ou modifications opératoires, et que pendant nombre d’années les résultats fournis par les opérations ont été compulsés et réunis sous forme de statistiques établies avec soin. Ces recherches n’avaient nullement pour objet d’éblouir ou, bien entendu, de nous tromper nousmême, mais de nous renseigner sûrement si nous ôtions dans la bonne voie, le but étant incontestablement d’obtenir le plus grand nombre possible de guérisons. Jamais la préoc-
dix années (du lor janvier 1809 au ôl décembre 1878), mais celle période doit être réduite à 8 uns 1/2, tant à cause de lu guerre que par inlerruption duc à la maladie.
cupalion de savoir si l’on nous suivrai! ou non dans ce chemin ne nous a causé le moindre souci, ayant d’ailleurs la certitude de convaincre ceux qui voudraient se faire un jugement, non seulement en assistant à un assez grand nombre d’opérations, mais aussi en s’inquiétant d’en contrôler les résultats.
Parmi les autres înoditicationsprincipalesqu’asubiesl’opération de de Graefe, il faut tout d’abord citer celle qui a consisté à donner au couteau, suivant les calculs de M. A. Weber 1 , une forme telle qu’il en résulte pour la section une contigu ration et une étendue absolument équivalentes au volume présumé de la cataracte. Ce couteau courbe, en forme de cœur, est poussé à la base de la cornée, d’un bout à l’autre, à travers la chambre antérieure, sur un œil dans lequel on a préalablement, pendant un ou deux jours, instillé de l’atropine pour dilater ad maximum la pupille, et pour diminuer, ainsi qu’on le pensait naguère, la pression intraoculaire.
Del’avis même de son auteur, le maniement exact de ces lances, prodigieusement larges, n’est nullement facile, lorsqu il s agit d’amener l’instrument au côté opposé, de manière que la pointe atteigne la rainure de la chambre antérieure. La moindre déviation dans la direction fausse le calcul subtil de la grandeur que l’on se proposait d’obtenir par la forme du couteau. En admettant que ce temps se soit bien accompli, la plus légère irrégularité dans le mode d’expulsion du cristallin, qui se fait par le refoulement, avec une cuiller ad hoc, de la lèvre postérieure de la plaie, en même temps qu une pression est exercée avec la pince a fixation, peut encore faire manquer le résultat.
Rien n est plus capable de donner à réfléchir à ceux qui seraient tentés d’expérimenter celte méthode opératoire que l’aveu qu’un opérateur des plus adroits fait des résultats
Modifications de l'opération de de Gracie.
Procédé de M. A. Weber