Voy. Thérap. ocul., p
5. Bcrichl ttber {die ,8tc u.) die 1 llc Vcrsammlung der Ophlhahiwl. Gcscll-
schaft. Roslock, 1678, p. 193.
culées par lui en très grand nombre, cl sans le moindre accident, pouvaient taire disparaître instantanément un astigmatisme que l’extraction avait laissé, ou accentué lorsqu’il préexistait, et que grâce à celte circonstance l’acuité visuelle augmentait sensiblement. Tout en tenant compte de la disparition spontanée de pareil astigmatisme acquis, cette action de détente que produit la capsulotomie et que M. Rœder a le premier signalée mérite toute notre attention.
La capsulotomie combinée ne se distingue du procédé simple qu’en ce sens qu’on fait glisser les pinces- ciseaux ordinaires à 2 millimètres (les boulonnées à 4 millimètres) au delà du bord pupillaire, et que, par conséquent, la section comprend, non seulement la capsule, mais aussi le sphincter ii'idien. Ce dernier ayant été sectionné se rétracte et entraîne dans ce mouvement la capsule qui lui adhère. L’introduction des pinces-ciseaux boutonnées jusque près de l’insertion périphérique de l’iris est rendue nécessaire parce que la partie tranchante des ciseaux n’atteint pas l’extrémité de la branche mousse; en sorte que, si l’on n’introduisait pas celle-ci suffisamment loin, on risquerait de ne pas comprendre dans la section toute la largeur du sphincter, ce qui est indispensable pour obtenir un écart convenable de la capsule.
La capsulotomie simple ou combinée peut encore trouver, à part l’opération de la cataracte secondaire, un autre mode d’application, c’est en l’utilisant pour combattre les enclavements capsulaires et iridiens consécutifs à l’extraction de la cataracte, et qui, en déterminant des phénomènes irritatifs, entraînent ordinairement la formation de cataractes secondaires, lorsqu’ils ne provoquent pas des accidents plus graves, tels que l’occlusion pupillaire complète, la phthisie antérieure et les irritations sympathiques.
J’ai proposé en pareil cas de ne pas rester inactif, en se contentant d’instituer un traitement général absolument ineflicacc, et d’attendre que le processus inflammatoire, ordinai-
Exécution de lacapsulolomie combinée.
Capsulotomie dans l’enclavement capsulaire ou indien.
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rement très long el particulièrement pénible pour le malade, se soit épuisé. La modification que le procédé de la capsulotomie, simple ou combinée, subit ici, consiste uniquement dans l’emplacement que l’on donne à la section cornéenne et, par suite, dans la direction imprimée au coup des pinces-ciseaux. Comme il s’agilde détacher ordinairement un lambeau capsulaire ou un pli iridien enclavé dans une plaie dirigée en haut ou en bas de la cornée (procédé combiné d’extraction), l’incision pratiquée avec le couteau à arrêt doit tomber verticalement sur la section, en aboutissant à un point où elle vient rejoindre le tiers du bord interne de la cornée.
C’est pour les opérations qui doivent être pratiquées très peu de temps après l’extraction de la cataracte, sur des yeux irrités et douloureux, dans un but antiphlogistique, le résultat optique étant tout d’abord négligé, que j’ai recommandé l’emploi de pinces-ciseaux dont une des branches est pointue. Je me proposais ainsi d’obtenir une exécution aussi prompte que possible, tout en évitant avec quelque sécurité l’écoulement du corps vitré, et sans être entravé dans le maniement des pinces-ciseaux par un épanchement de sang dans la chambre antérieure.