‹ Chirurgie oculaireChapitre 39 sur 108 · Ophth. llosp. Rep.j t.. IV, p. I · texte numérisé non relu

Ophth. llosp. Rep.j t.. IV, p. I

sant avec quaire ou cinq aiguilles, munies de soie fine, la base du staphylomc; puis il pratique, au devant de ces aiguilles qu’il laisse dans l’œil comme un grillage, l’ablation du staphylome. À cet effet, il ponctionne la sclérotique à peu près à deux millimètres du bord cornéen, et il enlève le staphylomc de façon à former une plaie elliptique à grand axe horizontal (voy. fig. 55 aa').

Cette méthode, d’une exécution facile du reste, présente de sérieux inconvénients. D’abord, lorsque l’on a affaire à un staphylome très-étendu, le grillage formé par les aiguilles doit forcément traverser le corps ciliaire, et, les sutures occupant la portion la plus sensible de l’œil, il pourra en résulter une irritation prolongée, capable même de se transmettre sympathiquement à l’autre œil. Une autre conséquence fâcheuse de cette opération, c’est que la fermeture de cette plaie elliptique entraîne la formation de deux angles saillants constitués par la sclérotique, et sur lesquels vient nécessairement frotter l’œil artificiel, à ce point que je me suis vu parfois forcé, lorsque je pratiquais cette méthode, de réséquer les angles du moignon, afin de rendre la prothèse possible.

C’est donc avec beaucoup d’à-propos que M. Knapp 1 proposa de fermer la plaie seulement au moyen de la réunion de la conjonctive. A cet effet, M. Knapp plaçait deux sutures de la manière suivante. On pénètre à peu près à 5 millimètres au-dessus du bord cornéen et un peu en dedans du méridien vertical, avec une aiguille que l’on engage sous la conjonctive, et qui ne ressort de celle-ci qu’après avoir cheminé sur la sclérotique dans une étendue de 4 à 5 millimètres. Cette môme aiguille doit ensuite pénétrer en bas de la cornée, sous la conjonctive, en un point situé verticalement au-dessous de son point de sortie supérieur, puis glisser à une égale distance du bord cornéen sur la scléroti-

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