‹ Chirurgie oculaireChapitre 43 sur 108 · Voy. Thérap. ocul., p · texte numérisé non relu

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pour enlever les lils. Inconléstablement une tendance à la rechute existe déjà, s’il s’agit d’un large ptérygion, à cause de la vaste plaie de la cornée, qui doit se cicatriser et dont la guérison ne s’opérera sans une nouvelle attraction de la conjonctive qu’à la condition que celle-ci ait préalablement bien pris une solide attache près du bord cornôen.

Ce simple refoulement est incontestablement préférable à l’ablation : car le plissement nécessité par la formation d’un ptérygion très accusé a, par cela même, sensiblement réduit l’étendue de la conjonctive, de telle façon que souvent le pli semi-lunaire qui avoisine ordinairement le ptérygion se trouve effacé. M. Coccius1, qui, le premier, procéda à la réunion très exacte de la conjonctive après l’ablation, exécutait celle-ci par deux sections convergentes vers la caroncule.

Parfois on est contraint, lorsqu’on pratique le simple refoulement, de procéder, le deuxième jour après l’opération, à une ablation partielle : c’est quand le ptérygion, détaché et étranglé par la réunion de la conjonctive avoisinante, s’œdématie et vient à pendre hors de la fente palpébrale. Un simple coup de ciseaux abrège alors notablement la lente rétraction d’une semblable languette conjonctivale.

Afin de s’opposer à une attraction nouvelle de la conjonctive sur la cornée, M. Desmarres père 2 avait pensé que la déviation et la transplantation du ptérygion dans une région latérale de la conjonctive pourraient rendre des services. A cet effet, après avoir, comme dans la précédente méthode, dégagé le ptérygion de la cornée et de la sclérotique, il incisait le long du bord inférieur de la cornée la conjonctive dans une suffisante étendue, et y logeait le ptérygion.

*M. Knapp 3, non content de cette unique transplantation, fend le ptérygion en deux parties égales, et, pratiquant aussi

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