‹ Chirurgie oculaireChapitre 53 sur 108 · Voy. Thérap. ocul., p · texte numérisé non relu

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lorsqu’on supposait que la transmission pouvait se faire par le nerf optique. On a encore eu recours à cette même section, non pour obvier à une irritation sympathique, mais pour faire cesser, dans des cas de décollement rétinien complet, les sensations lumineuses subjectives, très pénibles pour les malades, provoquées par le tiraillement exercé sur le nerf optique par la rétine désorganisée et privée de toute sensibilité pour la lumière (de Graefe).

L’idée de porter la section, lorsqu’il y a menace d’irritatation sympathique, sur la partie des nerfs qu’on accuse de la transmission, fut publiée en premier par de Graefe l, et mise à exécution par MM. Ed. Meyer 2 et Snellen'0. Tandis que notre confrère de Paris procéda à cette section en y comprenant la sclérotique même, qu’il traversa avec un couteau lancéolaire au point sensible de l’œil, Snellen donna le conseil de raser extérieurement la sclérotique, en allant avec des ciseaux courbes jusque vers le nerf optique.

Récemment, M. Boucheron 4 5 proposa de substituer à l’énucléation, dans les cas de transmission sympathique, « la section des nerfs ciliaires et du nerf optique en arrière de l’œil », opération qu’il expérimenta sur les animaux. Sans avoir eu connaissance de cette proposition, M. Schoeler 3 exécuta de son côté la névrotomie oplico-ciliaire. C’est là évidemment un procédé à pratiquer lorsqu’il s’agit d’un œil perdu pour la vision et menaçant pour l’autre, ou ayant déjà provoqué une irritation sympathique, et que le malade veut conserver son œil, au lieu de se résoudre au plus sûr parti, à l’énucléation.

La section isolée des nerfs ciliaires ne serait indiquée que dans un seul cas, c’est si l’œil qui transmet la sympathie

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