‹ Chirurgie oculaireChapitre 65 sur 108 · Arcltiv.., I. IX, 2, p · texte numérisé non relu

Arcltiv.., I. IX, 2, p

insuffisant? On y ajoute dans ce cas le reculement du muscle antagoniste. A-t-on reconnu d’avance qu’il s’agit d’obtenir un maximum de correction et de renforcement musculaire? Alors on ajoute à l’avancement musculaire la résection partielle du tendon à avancer, comme M. Agnew 1 l’a si ingénieusement imaginé. En rapetissant ainsi le muscle à avancer, on forcera du môme coup la correction par un reculcment plus accentué du muscle antagoniste.

Je pense même qu’il suffit du simple rapetissement par résection du muscle que l’on se propose d’avancer pour obtenir une correction maxima, et que le reculement simultané de l’antagoniste est à abandonner à un double point de vue. D’abord pour celte raison que la plaie que nous devons faire pour le détachement du muscle nous prive en grande partie du contre-poids dont nous avons besoin pour bien placer les sutures appelées à assurer la greffe, et, en second lieu, parce qu’à mesure que nous accentuons l’avancement au moyen d’un rapetissement direct du muscle par résection du tendon, nous modifions le reculement de l’antagoniste dans une proportion dont le contrôle nous échappe, et nous laissons souvent une insuffisance assez apparente et très gênante pour le malade.

La combinaison de l’avancement avec la résection peut être envisagée comme un réel progrès, surtout si l’on considère que cette résection nous est rendue très facile par l’emploi du double crochet, avec lequel nous tenons à découvert toute l’étendue du tendon détaché, de façon à nous permettre de placer la suture (ou les sutures si on le préfère) tout à fait à notre aise, dans un endroit tel que nous puissions enlever une longueur proportionnée à la puissance a restituer au muscle affaibli.

Comme vous le voyez, messieurs, nous faisons tous nos efforts pour abandonner graduellement les opérations qui agissent, comme celle du fil, avec une certaine brutalité,

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