Loc. rit., p
Climi'ltGIE OCUI.AI11E. 20
Fxéculion de l'énucléation
le porl de la plaque artificielle, quelque rnlelligeaminent qu’elle ait été exécutée, impossible. En engageant le malade à persistera faire usage de sa coque d’émail dans les mûmes conditions, on l'exposerait à un danger pour son autre œil, et c’est pour celte raison qu’il faut renoncer à une plus grande mobilité de la pièce, et se décider à enlever de telles moignons qui, généralement ont fini par devenir sensibles à la pression du doigt.
J’ai dans les précédentes leçons 1 exposé le procédé que je suis pour exécuter l’énucléation. Celui-ci se distingue assez sensiblement de la méthode suivant laquelle celte opération est pratiquée, entre autres, par de Arlt. De Graefe agissait aussi différemment et laissait une portion de tendon d’un des muscles droits adhérente au globe oculaire, afin de pouvoir la saisir avec les pinces pour attirer l’œil au dehors. Nous nous efforçons, après avoir placé un simple écarteur à ressort, de bien détacher la conjonctive tout près du bord de la cornée, et de suivre exactement le pourtour de cette membrane, en faisant glisser les ciseaux dans une boutonnière pratiquée Vers le bord cornéen externe, et en poussant autant que possible la branche dés ciseaux qui chemine sous la conjonctive tout le long de la cornée, vers le bord de cette membrane.
Celte circoncision bien exactement exécutée, nous dégageons au devant de chaque muscle droit à sectionner le tissu sous-conjonctival, cl nous prenons, par une évolution complète du crochet, chacun de ces muscles en une seule fois sur l’instrument. Nous procédons alors à leur détachement en y mettant le môme soin que s’il s’agissait d’une strabotomie. Après avoir ainsi complètement dégagé jusqu’à l’équateur la capsule tout à l’entour du globe, nous introduisons alors une cuiller de de Wellz ou de Trëlat (\ oy. Tliërap. ocul., fig. 52, p. 155) qui doit glisser au-dessous de l’œil, en choisissant pour point d’introduction le quart inféro -externe