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I. An-hiv für Augen-it, Ohrenheilhundv ; t. III, p

à un aspect choquant, soit pour prévenir les accidents redoutables que provoque du côté de la cornée une propulsion excessive.

La tarsorrhaphie , qui réduit suivant l’étendue dans laquelle on l’exécute la largeur de la fente, peut encore trouver son application lorsque, par suite d’une myopie excessive développée unilatéralement, la différence entre la largeur des fentes est très notable. Mais le plus souvent on aura occasion de rapetisser la fente palpébrale pour remédier à un élargissement consécutif à une strabotomie exécutée avec trop peu de ménagements pour la capsule, l’état qui en résulte pouvant être alors presque aussi disgracieux que le strabisme préexistant.

La tarsorrhaphie , que de Waltlier 1 a introduite dans la chirurgie oculaire, était autrefois, même avec les modifications que de Graefe 2 lui a fait subir, exécutée d’une façon beaucoup trop brutale; cor le but est évidemment d’obtenir une soudure, en entraînant le moins de mutilation possible, et en conservant la faculté, surtout si celte soudure doit, comme pour l’ectropion, n’être que temporaire, de pouvoir rendre aux paupières détachées leur aspect primitif. Aussi je pense avoir réussi à faire prévaloir ici les sages conseils de la chirurgie conservatrice.

De Graefe procède de la manière suivante : 11 pince tout d’abord entre le pouce et l’index la commissure externe, de manière à produire le rétrécissement désiré de la fente, et il délimite au besoin par un trait de plume jusqu’où doit s’arrêter le rapprochement des bords palpébraux. Après avoir introduit la plaque d’ivoire, il excise du bord libre, en allant du côté externe vers la tempe, un lambeau de 1 millim. et demi à 2 millim. de hauteur, et, en général, de o à 6 millim. de longueur. Les deux plaies viennent se réunir près de l’angle palpébral externe, en enlevant forcé*

Tarsorrlia-

pliie.

Procédé de de Grael'e.

I- Journal de 'le Graefe. et de Wall hcr, i. IX. I82(n 2. Archiv. I. III, p. ‘21-8;

Procédé de l’auteur.

ment dans' toute lèur étendue les bulbes des cils. Elles se terminent du côté de leur extrémité interne par deux plaies verticales qu’on laisse s’effiler en deux sections de 2 à 5 millim. de longueur, qui, elles, n’intéressent que très légèrement le bord ciliaire, afin d’avoir, par la réunion des plaies, au moyen de 2 ou 5 sutures, une agglutination qui dépasse l’ctendue de l’excision du derme.

Suivant en quelques points les sages conseils que Boivman 1 a aussi donnés, nous exécutons cette opération d’une façon bien différente, et en obtenant néanmoins une réunion tout aussi certaine et tout aussi complète, suivant l’élendue que nous avivons.

Si la commissure est assez large, l’emploi de la plaque sera très avantageusement remplacé par le doigt indicateur que j’insinue dans la fente, en saisissant successivement les parties des paupières à aviver et la commissure elle-même. En môme temps que je fixe très solidement le bord delà paupière, je comprime celle-ci afin qu’aucun écoulement de sang ne vienne me gêner pendant que je pratique l’avivement, en dépouillant seulement la partie comprise entre la section tranchante du bord palpébral et l’implantation des cils, de sa couche épidermique, avec la précaution de ménager autant les cils que les orifices des glandes Meïbomoniennes. Le meilleur instrument à cet effet consiste en de tins ciseaux courbes ou dans les pinces-ciseaux. Dans les cas où, par exception, la fente n’admettrait pas l’index, ou peut alors aviver, au devant de la plaque, au moyen d’un couteau à cataracte peu large. 11 importe d’aviver constamau delà de l’étendue de la partie qu’on se propose de réunir par une tarsorrhaphie partielle.

Je réunis ordinairement au moyen de fils d’argent très fins, que je place de façon à comprendre dans la suture toute l’épaisseur de la paupière, et que j’ai soin d’écarter

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