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suffisamment du bord palpébral pour qu’ils ne coupent pas la peau, ce qui arriverait du reste, malgré un pareil écart, si l’on serrait démesurément les fils en les entortillant. Ordinairement il faut deux ou trois sutures pour une tarsorrhaphie partielle, et six à buil pour la réunion complète de toute l’étendue de la fente.
Ces fils entorlilés sont laissés assez longs pour être renversés sur les parties voisines, en plaçant au-dessous un pelit morceau de taffetas gommé afin d’empêcher qu’ils n’irritent la peau. On recouvre alors les paupières avec une rondelle boralée, et l’on applique le bandeau compressif qui est porté pendant trois à quatre jours. Je ne retire les lîls métalliques qu’après six à huit jours, lorsque je me suis bien assuré que la traction des paupières ne réussit plus à rompre la réunion franchement opérée.
Si l’on a eu soin de bien ménager les cils, ceux-ci recouvrent alors la partie réunie des paupières et masquent en môme temps la légère déviation disgracieuse que subit, par les mouvements des paupières, la commissure externe déplacée. Pour obvier à ce tiraillement, de Graefe a proposé de prolonger la section destinée à aviver le bord palpébral supérieur de 2 à 3 millimètres au delà de la commissure, tout en inclinant un peu en bas ce prolongement de la plaie. La section prolongée forme la base d’un petit triangle, dont la pointe est dirigée en haut et qui circonscrit un étroit lambeau cutané qu’on enlève, ainsi qu e Dieffenbacli le faisait dans son procédé d’eclropion. La réunion de la plaie attire alors la paupière supérieure en bas et en dehors, et contrebalance la tendance qu'offre celle-ci à se déplacer lorsqu’elle est réunie davantage à l’inférieure, la commissure ne pouvant plus subir la même déviation en haut pendant les contractions de l’orbiculaire.
Par une pareille excision, qu’on combine ou non à la tarsorrhapbic, on peut obtenir une coaptation plus ou moins exacte des bords palpébraux, simultanément avec le rapetis-
rncédé de Weber.
scmenl de la fenle. Ainsi on appliquera ce procédé lorsqu’il n’existe pas seulement une vér itable éversion, un ectropion de la paupière, mais qu’en outre la fente s’est élargie, à la suite d'un défaut de coaptation suffisamment exacte du bord palpébral (blépharite prolongée) et qu’il en résulte surtout des inconvénients graves pour l’élimination des larmes.
Pour remédier à cette sorte d'élargissement par relâchement du bord palpébral, on peut mettre en pratique les conseils donnés par M. A. Weber S en attaquant en même temps la couche musculaire des paupières et la peau.
Le relâchement porte-t-il uniquement sur le bord ? Il suffit dans ce cas d’agir principalement sur la couche musculaire. On peut alors, d’après M. Weber , procéder de la façon suivante : « On excise tout, contre la commissure externe une demi-lune dont la concavité regarde en dedans, et qui comprend la peau, l’aponévrose et le tendon. La courbure de la demi-lune sera plus ou moins prononcée, selon le degré de tension de la paupière qu’il s'agit de produire. La largeur de la demi-lune peut être également plus ou moins grande selon l’effet à déterminer. On réunit les bords de la plaie dans la direction primitive par des points de suture qui comprennent la peau et le muscle. »
Le relâchement s’est-il produit, non seulement sur le bord, mais encore sur toute la largeur de la paupière (non affectée cependant d’ectropion), et ce défaut de coaptation est-il surtout accentué vers la commissure externe? M. Weber conseille d’agir ainsi : « On fait partir de la commissure externe deux incisions, l’une en haut et en dedans, l’autre en bas et en dehors, de manière qu’elles délimitent un angle plus ou moins obtus, ouvert en dehors. La direction de ces incisions sera perpendiculaire aux fibres du muscle palpébral qui est coupé transversalement dans toute sa largeur. Des points extrêmes de ces deux incisions on fait ensuite partir