‹ Chirurgie oculaireChapitre 78 sur 108 · iu/lrliii (h; ta Société de Poitiers , J · texte numérisé non relu

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aiguille portant un fil de soie bien ciré. Celle aiguille doit pénétrer d’abord en haut, pour glisser ensuite à la surface du tarse ; quant au point de sortie, il sera situé un peu en dehors des orifices des glandes mcïbomienncs,

La suture ayant été fortement serrée, on l’abandonne pour qu’elle s’élimine par la supuration : la chute de ces fils ayant lieu au bout de six à dix jours. Deux ou trois ligatures sont ordinairement suffisantes pour redresser le bord de la paupière; on peut d’ailleurs se renseigner sur l’effet qu’on obtiendra avec chaque suture, en soulevant le pli que l’on se propose de lier. Dans les cas où le tarse à subi une déformation marquée, une incision intéressant la conjonctive et le tarse, pratiquée à deux ou trois millimètres du bord palpébral et parallèlement à celni-ci, devrait précéder l’application des sutures.

S’agit-il déjà d’une véritable inversion partielle ou totale delà rangée des cils, la simple modification de courbure du tarse que donne son dégagement latéral, ainsi que son incision longitudinale, ne suffisent pas, et on s’adresse alors à une véritable transplantation du sol qui porte les cils, en exécutant le procédé le plus usuel, celui de Jœsche-Arlt. Voici comment s’exécute ce procédé suivant de Arlt1 :

Premier temps. — Un assisfant placé du côté de la tête du opération de malade tend la paupière avec une plaque d’écaille que l’on •l‘"süu Wl1 fait pénétrer jusqu’au fornix conjunctivæ. L’opérateur attire alors avec le pouce, placé au-dessus des cils, la peau de manière à mettre à découvert le bord intermarginal et les ouvertures des glandes de Meibomius. Il pénètre ensuite avec un bistouri à double tranchant ou un étroit couteau lancéolaire entre les glandes de Meibomius et le bord libre, de telle sorte qu’une surface du bistouri regarde la conjonctive et l’autre la peau, et que la pointe glisse jusqu’à une profon-

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