‹ Chirurgie oculaireChapitre 86 sur 108 · DG · texte numérisé non relu

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Après avoir lixé la' paupière supérieure dans une pince de Desmarres, on incise la paupière dans loule son étendue jusqu’à la conjonctive, en se tenant à une distance de 5 à 5 millimètres du bord palpébral. Les lèvres de la plaie étant écartées à l’aide de pinces, on excise dans le point qui correspond au maximum de courbure du tarse malade, et après avoir renversé le tissu musculaire, une étendue de "2 à 5 millimètres du tarse cl de la muqueuse, en allant d’un angle de la plaie à l’autre. S’il s’agissait d’un distichiasis partiel, on ferait la section de telle façon qu’elle dépasse de chaque côté l’étendue occupée par les cils déviés. De simples compresses froides destinées à arrêter le sang s’écoulant de la plaie, qui est laissée dépourvue de toute suture, représentent l’unique pansement que l’on applique après cette opération. Celle-ci offre certainement une grande simplicité; mais die doit nécessairement laisser subsister des craintes relativement à la persistance de cicatrices du côté de la conjonctive.

Deux autres méthodes, présentant également une incontestable efficacité lorsqu’il s’agit de remédier à un ectropion, sont celles de M. Warlomont et de M. Lebrun.

Voici d’après M. Warlomont1 la description de son procédé : la paupière ayant été préalablement fixée et tendue à l’aide du blépharospathe-éventail, une incision n’intéressant que la peau est faite parallèlement au bord ciliaire et à une distance de ce bord de 2 à 5 millimètres ; puis la partie de peau comprise entre cette incision et l’anneau compresseur est soigneusement disséquée, de façon à mettre à nu tout le muscle orbiculaire jusqu’au bord supérieur du cartilage tarse. On procède ensuite au dédoublement de la paupière, qui se pratique à l’aide d’unbistouri à deux tranchants, que l’on introduit en arrière de la lèvre inférieure de la plaie déjà pratiquée pour le faire sortir, en longeant le car-

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