Ophth. llosp. Hep., oct
ncision du oint lacrymal inférieur.
icision du oint laciynal supérieur.
du sac lacrymal, de dilater d’abord avec la petite sonde conique le point lacrymal inférieur qui, en général, se trouve légèrement dévié (de façon à pouvoir être perçu sans qu’il soit nécessaire d’attirer la paupière en bas), puis de faire pénétrer le couteau boulonné de Weber de telle manière que le bouton glisse le long de la paroi supéro-externe du conduit, le tranchant regardant alors franchement le cul-de sac conjonctival. Il suffit que le bouton du couteau arrive jusqu’à la paroi osseuse du sac pour obtenir l’incision voulue du conduit, susceptible de permettre aisément l’introduction des sondes. On évitera bien d’agrandir volontairement cette incision en relevant le manche du couteau, et on se mettra en garde contre un mouvement de la tête ou des mains des malades qui pourrait, contre notre gré, amener une semblable extension de la petite plaie, ce qui aurait pour effet de perpétuer à jamais un état contre lequel le malade vient précisément réclamer vos soins.
Nous procédons absolument de la môme façon lorsque nous voulons élargir le point lacrymal supérieur. C’est en effet de ce côté que nous attaquons le mal toutes les fois que, sans déviation du point lacrymal inférieur, la pression exercée sur le sac fait jaillir une sécrétion muqueuse par ce dernier orifice, cette expérience nous démontrant à la fois la perméabilité du conduit inférieur et l’existence d’une sécrétion morbide siégeant du côté de la muqueuse du sac et du canal lacrymal, d’où résultera la nécessité d’un sondage prolongé ou de l’emploi d’injections, qui peuvent être faites avec bien moins de violence pour l’appareil lacrymal en les chassant par le conduit supérieur, attendu que celui-ci est susceptible, par la traction de la paupière, d’être mis presque en ligne droite avec le canal nasal.
Nous ne nous départissons de celte grande réserve, consistant à n’attaquer qu’avec beaucoup de modération les points et les conduits, que lorsqu’il s’agit de traiter un phlegmon du sac menaçant de déterminer une fistule, ou
ayant déjà donné lieu à cette complication. Nous souvenant ici qu’une pareille affection destructive ne laissera nécessairement subsister qu’un appareil conducteur plus ou moins détérioré, nous laissons de côté tout ménagement excessif pour tacher d’obtenir une guérison aussi prompte que possible.
Au contraire, s’il ne s’agit que d’un unique larmoiement, reconnaissant pour origine une simple déviation du point inférieur, ou une interruption dans la continuité du conduit, nous poussons la réserve jusqu’à nous contenter, les trois ou quatre jours suivants, d’entrebâiller la petite ouverture pratiquée dans le conduit, et d’y faire pénétrer une sonde 2 ou 5 de Bowman à une profondeur telle qu’elle arrive au contact de la paroi osseuse du sac, mais sans pousser le sondage plus avant, cette petite manœuvre nous fournissant dans nombre de cas un résultat excellent.
Mais avons-nous affaire à un phlegmon ou à une fistule déjà établie? Nous nous préoccupons tout d’abord d’ouvrir une large porte du côté du conduit supérieur, en procédant par l’introduction du petit couteau de Weber jusque dans le canal nasal, à un débridement du ligament palpébral interne. Il est indiqué de recourir à cette même façon de procéder, chaque fois qu’il existe une distension très considérable du sac avec sécrétion muco-purulente.
Jciesche l, Weber 2 et moi3, nous avions déjà préconisé ce mode de débridement, lorsque Stilling 4 qui avait souvent vu exécuter ici cette pénétration du couteau jusque vers l’extrémité inférieure du canal nasal imagina de faire construire pour le môme usage un assez large couteau (fig. 82) et donna à ce débridement le nom de striclurolomie. L’introduction d’un nouveau mot dans le langage oplithalmologique et, à l’exein-